Coups de coeur

  • Héritage

    Miguel Bonnefoy

    De la France au Chili, de 1873 à 1973. Du vieux Lonsonier qui, chassé du Jura par la crise du phylloxéra, part accrocher la vigne sur les flancs de la Cordillère des Andes, jusqu'à son arrière-petit-fils, llario Da, qui combat la dictature, Héritage brosse le portrait d'une lignée de déracinés habités par les blessures de la grande Histoire. Ce récit dense, mêlant le réalisme et le merveilleux, est une fresque éblouissante.

    Coup de coeur

    Une fresque éblouissante où l’imaginaire rejoint la mémoire familiale et l’Histoire, celle de la France et du Chili. Un roman passionnant, vivant, drôle, profond et tragique.

    Arnaud

  • Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture.
    Ce premier roman, écrit dans une langue d'une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l'addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d'une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

  • Prix Goncourt des lycéens 2020.
    Finaliste du Prix Goncourt 2020.
    Prix Orange du livre en Afrique 2019.
    Prix de la meilleure auteure africaine 2019.

    Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.

    Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée a` son amour pour être mariée a` l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience !

    C'est le seul et unique conseil qui leur est donne´ par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles a` se libérer ?

    Mariage force´, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djai¨li Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

    Née en 1975 dans l'extrême nord du Cameroun, Djai¨li Amadou Amal est peule et musulmane. Mariée a` 17 ans, elle a connu tout ce qui fait la difficulté de la vie des femmes au Sahel. C'est une conteuse hors pair.


    « Un roman bouleversant racontant le destin de deux femmes du nord du Cameroun, peules musulmanes, à qui on n'assigne qu'une seule place : épouse soumise au mari désigné dès l'entrée dans la puberté. Amal sait pourtant que l'espoir, même infime, existe. Et cet espoir a un nom : éducation. » Source : PARIS MATCH.

    « Djaïli Amadou Amal est une conteuse qui, tout en laissant se poser la voix de ses personnages, fait tout autant entendre la sienne, en murmure subtil. » Source : LE POINT.

  • Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des États-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée.
    Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années.
    Kate Keller, que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui, semblait en revanche repoussée dans l'ombre à jamais. Sans elle, pourtant, sa fille aurait-elle pu accéder au miracle de la connaissance ?
    Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée et dévorée par l'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.

    Coup de coeur

    Tout le monde connait l'histoire d'Helen Keller qui devint sourde muette et aveugle à l'âge de 2 ans suite à une congestion cérébrale. Tout le monde connait son parcours incroyable: elle est devenue la première personne handicapée à obtenir un diplôme universitaire. Mais personne ne connait sa mère: Kate Keller. Au sud des Etats-Unis, dans l'Alabama au 19ème, à une époque où les tensions raciales sont toujours présentes, la place de la femme très réduite, Angélique Villeneuve nous raconte l'histoire de cette mère, de sa détermination, de son courage, de son énergie, de sa lutte pour que sa petite fille ne finisse pas dans un asile, considérée comme une sauvage, une idiote. En effet Kate va découvrir une institution à Boston qui prend en charge les jeunes enfants comme Helen. On lui envoie alors Annie Sullivan qui va prendre en charge l'éducation d'Helen malgré les difficultés de Kate pour la confier à quelqu'un d'autre. C'est un roman magnifique et sensible où Angélique Villeneuve nous décrit avec une finesse et une douceur les comportements débordants d'Helen, les corps à corps mère-fille. C'est un portrait lumineux de femme vibrant de l'amour immense qu'elle porte à son enfant.

    Sandrine

  • Bénie soit Sixtine

    Maylis Adhémar

    Sixtine, jeune femme très pieuse, rencontre Pierre- Louis, en qui elle voit un époux idéal, partageant les mêmes valeurs qu'elle. Très vite, ils se marient dans le rite catholique traditionnel et emménagent à Nantes. Mais leur nuit de noces s'est révélée un calvaire, et l'arrivée prochaine d'un héritier, qui devrait être une bénédiction, s'annonce pour elle comme un chemin de croix. Jusqu'à ce qu'un événement tragique la pousse à ouvrir les yeux et à entrevoir une autre vérité.
    Bénie soit Sixtine est avant tout l'histoire d'un éveil et d'une émancipation. Entre thriller psychologique et récit d'initiation, ce premier roman décrit l'emprise exercée par une famille d'extrémistes sur une jeune femme vulnérable et la toxicité d'un milieu pétri de convictions rétrogrades. Un magnifique plaidoyer pour la tolérance et la liberté, qui dénonce avec force le dévoiement de la religion par les fondamentalistes.

    Coup de coeur

    Sixtine Duchamp grandit dans une famille catholique intégriste et se marie dans son milieu avec Pierre-Louis Sue de la Garde, issu d'une famille encore plus intégriste, adepte d'une sorte de secte ultra-catholique d'extrême-droite, les Frères de la Croix. Sixtine, comme toute jeune mariée, attend tendresse et amour de son mari. Mais sa nuit de noce est un calvaire. S'en suit une grossesse très difficile. Commence la désillusion. Il faudra un drame pour qu'elle essaye de s'émanciper de cette famille, de ce milieu. Mais comment prendre son destin en main lorsqu'on a été totalement formatée, conditionnée psychologiquement par son milieu, élevée avec un seul objectif: celui d'être une bonne mère au foyer s'occupant de ses nombreux enfants. La première partie est glacante sur la façon dont Sixtine subit un lavage de cerveau permanent Les milieux ultra-catholiques d'extrême-droite sont extrêmement bien décrits par l'auteure. Tout sonne juste, tout est bien observé, bien rendu, bien écrit. Cela fait froid dans le dos, racistes, misogynes, homophobes, excluant tout ce qui n'est pas eux, recourant à la violence pour asséner leurs idées, le tout en étant persuadés de détenir le Bien et tout cela sans jamais critiquer la religion catholique. Des lettres, qu'on comprendra écrites par la grand-mère de Sixtine, Erika, à sa fille sont intercalées tout le long du roman et amène petit à petit à nous faire découvrir un secret de famille. Ce roman raconte la reconstruction et le chemin parcouru par l'héroïne, son courage pour trouver sa propre voie. Magnifique roman sur l'émancipation.  

    Sandrine

  • Betty

    Tiffany Mcdaniel

    «Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l'histoire qu'il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.».
    La Petite Indienne, c'est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants.
    Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee.
    Lorsque les Carpenter s'installent dans la petite ville de Breathed, après des années d'errance, le paysage luxuriant de l'Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l'écriture : elle confie sa douleur à des pages qu'elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu'un jour, toutes ces histoires n'en forment plus qu'une, qu'elle pourra enfin révéler.
    Betty raconte les mystères de l'enfance et la perte de l'innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

    Coup de coeur

    Betty, c'est l'histoire de la famille Carpenter, vue au travers des yeux d'une petite fille, puis d'une ado, d'une toute jeune femme. Sixième enfant d'une famille de huit (dont deux décédés très jeunes), troisième fille de la famille, née de Landon Carpenter, un Cherokee, et de Alka Lark, une blanche, Betty est celle dans la fratrie qui ressemble le plus à son père physiquement qui l'appelle affectueusement « Petite Indienne » alors qu'elle subit les moqueries et le racisme de la part des autres enfants. Elle évoque la rencontre de ses parents, la vie d'errance au travers des Etats-Unis, durant les premières années de son enfance, et l'installation au début des années 60 à Breathed, une petite ville de l'Ohio, au milieu des collines et des bois. C'est l'histoire d'une fratrie, d'une famille bancale rongée par les secrets, d'une mère dépressive et suicidaire qui confie le pire des secret à sa petite fille mais c'est aussi l'histoire d'un père solaire, lumineux, un père qui raconte des histoires merveilleuses, oniriques, qui raconte la nature, les mythes indiens comme on soigne les maux. L'amour qu'il porte à ses enfants est incroyable. C'est un des plus beaux personnages de ce roman. Et puis Betty qui écrit ses sentiments, ses tristesses, ses joies, ses colères puis les mets dans des bocaux et les enterre dans le jardin. C'est un livre qui parle des mystères de l'enfance et de la perte de l'innocence. C'est un roman sombre et lumineux, puissant et envoûtant, poétique et tragique.  

    Sandrine

  • Fille

    Camille Laurens

    Laurence Barraqué est née en 1959 dans une famille de la petite bourgeoisie de Rouen. Son père est médecin et sa mère femme au foyer. Très tôt elle comprend, à travers le langage et l'éducation de ses parents, que la position des filles est inférieure à celles des garçons. Cette expérience se prolonge à l'école, au cours de danse, à la bibliothèque municipale, partout où le langage impose la position dominante du genre masculin : « Garce. Le mot revient et la hante. C'est une injure. Mais n'est-ce pas d'abord le féminin de garçon ? Tout ce qui est féminin déçoit, déchoit, elle le sait désormais. Garçon, c'est un constat. Garce, c'est un jugement. Le mot, en changeant de genre, devient mauvais. Mais il a des pouvoirs. » Dans ce roman d'une puissance exceptionnelle, Camille Laurens déploie le destin d'une femme confrontée aux mutations de la société française de ces quarante dernières années. La narratrice emporte dans sa voix les grandes problématiques de l'éducation des femmes, de la domination masculine et de la transmission des valeurs féministes aux jeunes générations. Le parcours de Laurence Barraqué se fait la chambre d'échos de toutes celles qui furent élevées dans l'idée d'une supériorité des hommes. L'auteur saisit avec acuité les moments charnières de l'enfance au cours desquels se joue l'adulte que l'on va devenir. L'écriture de Camille Laurens atteint ici une maitrise remarquable, qui restitue les grandes embardées de la vie tout en faisant résonner la petite musique des mots.

    Coup de coeur

    Fille raconte la vie de Laurence Barraqué qui grandit dans les années 60 à Rouen, depuis sa naissance jusqu’à sa vie de mère d’une adolescente. Un destin marqué par le fait d’être née fille. Car, vous l'aurez compris l'héroïne de ce roman est une fille. "C'est une fille", c'est ainsi que commence ce roman. Le père, médecin, est déçu. Après Claude, une fille déjà, il espérait un garçon. « Une fille, c'est bien aussi » lui dit-on. La narratrice se met dans la peau de la fillette qu'elle fut, de la femme qu'elle est devenue pour raconter une destinée féminine. Elle nous raconte son enfance, son adolescence, sa vie de femme, de mère elle-même d'une petite fille (après la perte dramatique d'un bébé de sexe masculin) Bref, le destin d'une femme confrontée aux mutations de la société française de ces quarante dernières années. C'est à la fois une histoire familiale et un questionnement sur le fait d'être femme. Attention, ce n'est pas un plaidoyer féministe mais il interpelle avec justesse sur le sens des mots. Un vrai travail sur la langue et le langage, une reflexion sociologique et linguistique. C'est intelligent, percutant, mordant, et souvent drôle.  

    Sandrine

  • Véritable best-seller aux Pays-Bas et dans toute l'Europe, le premier roman de Marieke Lucas Rijneveld livre un portrait sauvage et beau d'une enfance brutalement flétrie par le deuil.

    À dix ans, la narratrice de Qui sème le vent vit en rase campagne aux Pays-Bas. Les repas de famille, les travaux de la ferme, les heures passées à observer les crapauds, tout devient par la grâce de son regard un fascinant terrain d'apprentissage. Mais quelques jours avant Noël, après avoir lancé un funeste présage à son grand frère parti patiner sur le lac, son monde va être brusquement bouleversé, tout comme celui de sa famille.

    Au fil d'un texte poignant, la voix de la fillette, bouleversante de justesse, dit la violence d'une enfance vécue dans un monde de non-dits.

    Coup de coeur

    Le roman se situe au Pays-Bas dans les années 2000 mais on pourrait presque croire parfois que c'est au XIXe siècle. Dans première partie de ce roman, une petite fille remonte deux années plus tôt pour raconter le drame qui a bouleversé sa famille. Elle a alors 10 ans. Elle vit dans une ferme avec ses parents, éleveurs de vaches, protestants purs et durs et ses deux frères plus vieux qu'elle, Matthies, l'aîné, Obbe, le second, et une soeur, Hanna, la petite dernière. Elle soupçonne son père de vouloir tuer son lapin pour le repas de Noël. Désespérée, elle fait une prière : « J'ai demandé à Dieu s'il pouvait, s'il Vous plaît, prendre mon frère Matthies au lieu de mon lapin. » Mais la veille de Noël, Matthies se noie pendant une compétition en patins à glace. C'est une famille très religieuse où la parole, les émotions, le chagrin n'est pas exprimé. Il n'y a pas de communication. La petite fille est rongée par la culpabilité et se réfugie dans sa parka, qu'elle refuse de quitter, et dont elle garnit les poches au fil du temps: une tirelire cassée, quelques crottes de nez, un couple de crapauds qu'elle voudrait voir s'accoupler. La petite fille observe les membres de sa famille dont le désespoir prend des formes diverses, et exprime très bien la souffrance de tous les membres de la famille. Le réalisme de l'écriture, les détails les plus crus provoquent un climat singulier, fort, parfois dérangeant.  

    Sandrine

  • La race des orphelins

    Oscar Lalo

    • Belfond
    • 20 Août 2020

    Je m'appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.
    Je m'appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas.
    J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie.

    Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l'homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.

    J'ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d'où ils viennent, même s'ils viennent de nulle part.

    Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d'un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

    Coup de coeur

    Dans la race des orphelins, nous sommes plongés dans le récit d'une femme Hildegard Müller, femme de 76 ans qui ne sait ni lire, ni écrire et qui va engager un scribe pour écrire son journal afin de raconter son histoire à ses enfants. Parce que la race des orphelins c'est celle née dans les Lebensborn, les maternités dans lesquelles les nazis ont tentés de créer une race pure et supérieure. On ne sait presque rien de ce dispositif, si ce n'est qu'il s'agissait de centres conçus par Himmler où «des femmes considérées comme aryennes pouvaient concevoir des enfants avec des SS inconnus, puis accoucher anonymement dans le plus grand secret et remettre leur nouveau-né à la SS en vue de constituer l'élite du III reich.» C'est un roman extrêmement poignant et poétique avec une construction atypique, de courts chapitres qui se répondent les uns aux autres. Chaque mot est à sa place, ils se répêtent pour dire l'indicible. Ils disent l'enfance fantôme, le vide de ne pas connaître ses parents, l'eternelle culpabilité d'être née de la volonté d'Hitler.

    Sandrine

  • Buveurs de vent

    Franck Bouysse

    • Audiolib
    • 9 Décembre 2020

    Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
    Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
    Matthieu, qui entend penser les arbres.
    Puis Mabel, à la beauté sauvage.
    Et Luc, l'enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d'être un jour l'un des leurs.
    Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l'animal à sang froid...

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    Coup de coeur

    Buveurs de vent ressemble à une fable: une vallée perdue, étrange, une fratrie face à la violence de leur famille et du monde. Face à leur père qui ne s'exprime que par la rage et la mère qui se réfugie dans une foi malsaine, ils sont quatre: Matthieu, le lecteur qui ne peut assouvir sa passion qu'en cachette, Marc, l'amoureux des arbres, Luc, le petit dernier, simple d'esprit, et Mabel leur soeur, une rebelle à la beauté troublante. Ces quatre-là sont unis par les frissons qu'ils se donnent en se suspendant du haut d'un pont pour respirer le vent au passage du train. C'est là qu'ils tissent des liens, rêvent, se protègent les uns les autres. Le village à côté duquel ils habitent est tyrannisé par un propriétaire despote à qui tout appartient, la centrale, la carrière, les maisons, les rues, les commerces... Nos quatre jeunes héros vont progressivement décider que la soumission à Joyce est terminé et vont se mettre à le défier, à leur risque et péril. L'écriture de Franck Bouysse est magnétique. C'est noir et poétique, c'est cruel et tendre. C'est extrêmement puissant. Nous sommes captifs jusqu'au bout de ce combat : le bien et le mal, la haine et l'amour, la soumission ou la liberté.  

    Sandrine

  • Buveurs de vent

    Franck Bouysse

    Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
    Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
    Matthieu, qui entend penser les arbres.
    Puis Mabel, à la beauté sauvage.
    Et Luc, l'enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d'être un jour l'un des leurs.
    Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l'animal à sang froid...

    Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l'auteur de Né d'aucune femme, nous emporte au coeur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de l'insoumission.

    Coup de coeur

    Buveurs de vent ressemble à une fable: une vallée perdue, étrange, une fratrie face à la violence de leur famille et du monde. Face à leur père qui ne s'exprime que par la rage et la mère qui se réfugie dans une foi malsaine, ils sont quatre: Matthieu, le lecteur qui ne peut assouvir sa passion qu'en cachette, Marc, l'amoureux des arbres, Luc, le petit dernier, simple d'esprit, et Mabel leur soeur, une rebelle à la beauté troublante. Ces quatre-là sont unis par les frissons qu'ils se donnent en se suspendant du haut d'un pont pour respirer le vent au passage du train. C'est là qu'ils tissent des liens, rêvent, se protègent les uns les autres. Le village à côté duquel ils habitent est tyrannisé par un propriétaire despote à qui tout appartient, la centrale, la carrière, les maisons, les rues, les commerces... Nos quatre jeunes héros vont progressivement décider que la soumission à Joyce est terminé et vont se mettre à le défier, à leur risque et péril. L'écriture de Franck Bouysse est magnétique. C'est noir et poétique, c'est cruel et tendre. C'est extrêmement puissant. Nous sommes captifs jusqu'au bout de ce combat : le bien et le mal, la haine et l'amour, la soumission ou la liberté.  

    Sandrine

  • Chavirer

    Lola Lafon

    Entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs, «Chavirer »raconte l'histoire de Cléo, jeune collégienne rêvant de devenir danseuse, tour à tour sexuellement piégée par une pseudo Fondation de la vocation, puis complice de ses stratégies de "recrutement". Trente ans plus tard, alors qu'elle-même a fait carrière - des plateaux et coulisses de «Champs-Elysées »à la scène d'une prestigieuse «"»revue" parisienne« -  »l'affaire ressurgit«. »Sous le signe des impossibles pardons, le personnage de Cléo se diffracte et se recompose à l'envi, au fil des époques et des évocations de celles et ceux qui l'ont côtoyée, aimée, déçue ou rejetée.

    Coup de coeur

    Cléo a treize ans. Elle a un rêve, comme beaucoup d'autres jeunes filles: devenir danseuse. Un jour, elle va tomber dans les filets de Cathy, qui travaille pour une mystérieuse fondation Galatée et qui profitant de sa naïveté en la couvrant de cadeaux luxueux, lui fait miroiter une bourse et une brillante carrière pour peu qu'elle plaise aux exigences d'un jury uniquement composé d'hommes prétendument importants. C'est en fait un piège, un véritable réseau de prostitution de mineures qui va se refermer sur elle et empoisonner toute sa vie. Entre 1989, année de l'arnaque et 2019 où une enquête sur la pseudo-fondation est enfin mise en route après la découverte de photos compromettantes, c'est la vie de Cléo que nous raconte Lola Lafon à travers ce roman choral où toute une galerie de portraits se succèdent dans des temporalités différentes parmi lesquels l'ami de collège, Yonasz qui ne voulait pas être juif il y a aussi l'habilleuse de cabaret Claude, une jeune danseuse noire qui a connu comme Cléo les mêmes problèmes , mais également l'amante de Cléo, Lara. Lola Lafon décrit avec justesse le traumatisme vécu par ces adolescentes, la dépression, le renversement de la violence subie en sentiment de culpabilité.Elle aborde l'idée d'emprise, d'oubli et de pardon. Comment se pardonner quand on ne sait pas qu'on a été victime? «Ce n’est pas ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules de consentir à renforcer ce qu’on dénonce : j’achète des objets dont je n’ignore pas qu’ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l’anniversaire d’un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N’avoir rien dit, rien fait. Avoir dit oui parce qu’on ne savait pas dire non.»

    Sandrine

  • Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, alors que des combats sévissent, la narratrice a, en cachette, une relation amoureuse avec Mohammed. Celui-ci meurt sous les obus, elle est enceinte. Destin inéluctable : elle sera tuée par Amir, le frère aîné, dépositaire de l'autorité masculine depuis le décès du père. Un crime pour laver l'honneur de la famille, laquelle approuve en pleurs et en silence : la belle-soeur, épouse soumise ; le jeune Hassan qui aimerait fuir le pays ; la mère qui a bâti pour ses filles la même prison que pour elle ; Ali, tolérant mais lâche ; et la petite soeur, Layla, celle pour qui on tue, afin que cela serve d'exemple.
    Résonnent en contrepoint la présence tutélaire de Gilgamesh et la poésie du Tigre, fleuve qui porte en lui la mémoire du pays et la perdition des hommes.

    Coup de coeur

    Peut-être le plus beau texte de la rentrée littéraire 2020. Emilienne Malfatto nous fait pénétrer avec subtilité une société fermée – celle de l’Irak shiite –, régentée par l'autorité masculine et le code de l'honneur. Un premier roman fulgurant, à l'intensité d'une tragédie antique ou d’un drame shakespearien des temps modernes ; la photographie d’une société brisée par la guerre.

    Arnaud

  • Gratte-ciel

    Sonia Chiambretto

    • L'arche
    • 20 Août 2020

    Récit choral au coeur de l'Algérie contemporaine, Gratte-ciel est une traversée à plusieurs voix d'une ville contre-utopique et vibrante d'éclats, dans le projet architectural fantasmé par Le Corbusier en 1933. Sa maquette du « Plan Obus », corrigeant le plan d'Alger, devient support à l'architecture du récit. Ville fantôme de la colonisation moderne et symbole de domination sous couvert d'utopie, elle se fait tremplin d'un rêve d'émancipation, d'un fol espoir de modernité, entre guerre de la libération, affrontements de la « décennie noire » et courses-poursuites. Puissante motrice d'espoir et support de mémoires, elle est le porte-voix d'une jeunesse sur les toits ou sous les balles, la tête dressée vers le ciel.
    Dans ce récit grondant d'oralités, rythmé de pulsations et de respirations,

    Coup de coeur

    Un texte superbe poétique et théâtral. Une magnifique et charnelle évocation de l’Algérie, sa guerre d’indépendance, les années noires de son histoire récente, loin de tout cliché, de tout stéréotype. Une déclaration d’amour à cette terre de contrastes et de passions.

    Arnaud

  • Héritage

    Miguel Bonnefoy

    • Rivages
    • 19 Août 2020

    Une prodigieuse saga familiale, pleine de magie et de passion, qui confirme le talent de Miguel Bonnefoy pour mêler les trajectoires intimes à la grande histoire. Des coteaux du Jura jusqu'aux geôles de Pinochet, des tranchées de la Somme jusqu'au ciel britannique déchiré par les Messerschmitt, la famille Lonsonier a traversé le XXe siècle avec fougue, et y a laissé quelques plumes... Mais de Lazare le poilu chilien et de sa dulcinée Thérèse amoureuse des êtres ailés, de Margot l'aviatrice intrépide et d'Ilario Da son fils révolté, on retient surtout l'incoercible force de vie. Ces drôles d'oiseaux migrateurs, pris tour à tour dans l'oeil du cyclone, ne cessent de voler vers leur destin, d'un côté à l'autre de l'Atlantique, avec pour tout viatique la légende mystérieuse d'un oncle disparu...

    Coup de coeur

    Une fresque éblouissante où l’imaginaire rejoint la mémoire familiale et l’Histoire, celle de la France et du Chili. Un roman passionnant, vivant, drôle, profond et tragique.

    Arnaud

  • Sabre

    Emmanuel Ruben

    Il était une fois. Comme dans tous les grands romans, c'est-à-dire qui sollicitent notre part d'enfance, cela commence par : « Il y avait autrefois dans la salle à manger des grands-parents, un sabre de modèle inconnu, que je n'ai jamais manié, jamais soupesé, pas même caressé. » Le revoilà, Samuel Vidouble, le narrateur, coincé dans une maison, poussiéreuse mais encore hantée par les fantômes d'une famille provinciale, calviniste, « sans histoires, sans qualités, sans titres de gloire », dans « un cul-de-sac de la France et de l'Europe », au bout d'une ligne de train improbable et nocturne, le revoilà, ce Samuel Vidouble, professeur d'histoire désabusé, et amateur de cartes de géographie, qui décide d'enquêter sur ce souvenir d'enfance, guidé par tante Esther, libraire à la retraite : « Où était-il passé ce sabre ? Et si je l'avais rêvé ? » Ce n'est pas tant le sabre à la lame courbée, fêlée, couleur de Sienne, que les époques qu'il a pu traverser, les lignées d'hommes, de guerres, de morts, qui impressionnaient autrefois le jeune Samuel, lui qui appartient à la dernière génération ayant connu celles qui firent la guerre. Et puis à quel ancêtre revenait-il, ce sabre ? Qui était l'héroïque, ou au contraire, l'imposteur sans foi ni loi : VVRL, Victor Vidouble Rex Livorum ? Victor Vidouble roi des Lives, qui aurait jadis régné sur un archipel de la Baltique ? Un descendant d'huguenot confiné dans son pays de marais, d'étangs et de tourbières ? Un nobliau du XVIIIe siècle, amoureux des cartes de géographie, lui aussi, et qui mise sur elle pour l'arracher à sa province reculée ? Le baron Victor Vidouble de Saint-Pesant, mythe familial ou légende du grand dehors que les oncles-vétérans réinventent à tour de rôle, à la veillée ? Vaut-il mieux se vouer au réel, souvent décevant, que suivre l'aile de l'imaginaire, avec ses histoires d'îles perdues ou inventées ? À moins qu'une carte au trésor familiale nous permette de situer le lieu et l'époque d'où viendrait le fameux sabre ?
    Dans la lignée des autres livres d'Emmanuel Ruben, qui ont l'imaginaire et l'ailleurs au coeur de leur force, mais d'une puissance romanesque remarquable, d'une invention géographique drolatique, Sabre est le livre de la maturité. Un vrai roman picaresque qui tient des Aventures du Baron de Münchhausen autant que du Baron perché d'Italo Calvino. C'est un jeu de pistes vertigineux qui nous fait remonter le fil du temps jusqu'aux guerres napoléoniennes, et nous invite à un voyage baroque à la poursuite de chimères qui disent notre vérité.

    Coup de coeur

    L’histoire familiale, celle d’un objet symbolique – un sabre –, l’histoire de l’Europe se rejoignent ici dans un roman picaresque qui est aussi une enquête et un voyage à la poursuite des chimères et des mythes qui peuplent la mémoire individuelle et collective tous les récits familiaux. Un étrange et attachant roman.  

    Arnaud

  • Le fils, c'est André. Le père, c'est l'Absent. La mère, c'est Gabrielle. Mais André est élevé par Hélène, la soeur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines.
    Chaque été, il retrouve sa mère biologique qui vient passer ses vacances en famille.
    De Saint-Céré dans le Lot en passant par Chanterelle et Aurillac jusqu'à Paris, Marie-Hélène Lafon nous transporte à nouveau au coeur d'une famille. Elle décrypte aussi bien ses bonheurs ordinaires que le poids du manque le plus profond, celui qui creuse des galeries dans les vies, sous les silences.
    André n'a de cesse de mendier le père, de cerner les contours de son absence, d'attendre, de guetter, de laisser le temps s'étirer, de se cogner à l'urgence, de composer un portrait en indices et de comprendre en creux qui il a été : un avare du coeur, plein de lui-même, pétri de morgue, étroit, mesquin, beau et aimé par les femmes.
    Avec ce nouveau texte, l'auteure confirme la place si particulière qu'elle occupe aujourd'hui dans le paysage de la littérature française. Toujours aussi puissante, son écriture reste limpide et fluide.

    Coup de coeur

    Une écriture sublime, poétique et onirique, une trame romanesque émouvante qui nous emportent dans le labyrinthe du temps et nous invite à reconstituer le puzzle d’une histoire familiale faite de bonheurs et de drames. L’un des plus beaux textes de la rentrée littéraire 2020 !

    Arnaud

  • André fut élevé au milieu de ses cousines par son oncle et sa tante dans une maison chaleureuse ; chaque été sa mère descendait de Paris, femme élégante échouée dans la campagne pour quelques semaines. Il fut un enfant soleil, un bonheur à vivre et plus tard un héros de la guerre mais de son père, personne ne parlait. Jusqu'au jour de son mariage : sa mère confie l'identité du père à sa belle-fille qui lui rapportera le propos à son époux. Une faille s'ouvre alors dans le socle de son existence, un manque à combler, le secret du père. Et quelle sorte de force faut-il pour affronter sa propre histoire ?

    Coup de coeur

    Une écriture sublime, poétique et onirique, une trame romanesque émouvante qui nous emportent dans le labyrinthe du temps et nous invite à reconstituer le puzzle d’une histoire familiale faite de bonheurs et de drames. L’un des plus beaux textes de la rentrée littéraire 2020 !

    Arnaud

  • Coup de coeur

    Une écriture sublime, poétique et onirique, une trame romanesque émouvante qui nous emportent dans le labyrinthe du temps et nous invite à reconstituer le puzzle d’une histoire familiale faite de bonheurs et de drames. L’un des plus beaux textes de la rentrée littéraire 2020 !

    Arnaud

  • Yoga

    Emmanuel Carrère

    C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression.
    La méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire.
    Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant : elles vont ensemble.

    Coup de coeur

    Une fois lues les premières pages, vous ne lâcherez plus ce beau livre qui entraîne le lecteur de la part la plus intime de la psychologie de son auteur, la dépression, l’aspiration spirituelle, jusqu’à des considérations sociétales qui touchent à ce qu’est le monde d’aujourd’hui : le terrorisme, les migrations en Méditerranée…

    Arnaud

  • Yoga

    Emmanuel Carrère

    C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression. la méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire. Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant. C'est l'histoire d'un écrivain qui voit avec satisfaction qu'il a peut-être enfin réussi sa vie, trouvé un équilibre, et qui voudrait bien écrire un livre « souriant et subtil sur le yoga » qu'il pratique depuis 25 ans. Il dirait ceci : « Ce que j'appelle yoga n'est pas seulement la bienfaisante gymnastique que nous sommes si nombreux à pratiquer, mais un ensemble de disciplines visant l'élargissement et l'unification de la conscience. Le yoga dit que nous sommes autre chose que notre petit moi confus, apeuré, et qu'à cet autre chose nous pouvons accéder. » Mais à peine lancé dans cette histoire, le beau tableau craque, les failles ressurgissent, les mensonges et les trahisons réapparaissent, l'abîme s'ouvre. La vie dérape. La vie intime et amoureuse, et la vie du monde également : terrorisme (attentats de Charlie Hebdo en 2015), crise migratoire... Et si tout n'était qu'illusions ?
    Non seulement Emmanuel Carrère propose un récit personnel de ce qu'est le yoga pour lui mais il en fait un formidable miroir romanesque pour raconter l'horreur de soi autant que la patience avec laquelle nous voulons aimer les autres, nous sauver, réussir notre vie.

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    Coup de coeur

    Une fois lues les premières pages, vous ne lâcherez plus ce beau livre qui entraîne le lecteur de la part la plus intime de la psychologie de son auteur, la dépression, l’aspiration spirituelle, jusqu’à des considérations sociétales qui touchent à ce qu’est le monde d’aujourd’hui : le terrorisme, les migrations en Méditerranée…

    Arnaud

  • Radical

    Tom Connan

    Dans une France minée par les fractures sociales, le communautarisme et le rejet des élites, Nicolas, étudiant de gauche à Sciences Po, rêve d'une révolution sans s'y engager. Sa rencontre avec Harry, dix-huit ans, activiste d'extrême droite proche des Gilets jaunes, va cristalliser ce désir d'insurrection qui ne dit pas son nom. Fasciné par Harry et sa violence radicale, Nicolas se soumet peu à peu à une passion destructrice jusqu'à renoncer à ses idéaux et à sa liberté.

    À travers une relation charnelle et toxique, Tom Connan explore, dissèque et dénonce une société au bord de l'explosion, où le populisme répond au cynisme ultra-libéral. Un roman dérangeant, qui fait entendre une voix aussi singulière que nécessaire, celle d'une génération qui n'a plus rien à perdre.

    Coup de coeur

    Tom Connan, jeune auteur prometteur explore, dissèque et dénonce une société au bord de l’explosion, où le populisme répond au cynisme ultra-libéral. Un roman parfois dérangeant de passion amoureuse destructrice et d’engagement politique, qui nous donne à entendre la voix singulière de deux jeunes hommes de la France d’aujourd’hui.

    Arnaud

  • « Je fus en grâce autant qu'en disgrâce. De l'un ou l'autre état les causes me furent souvent inconnues. À l'âge de quinze ans j'avais été placé au Collège royal, dans la classe de l'aîné des princes... ».
    Celui que le destin projette ainsi dans l'entourage du futur roi du Maroc, Hassan II, aurait tort de trop croire en son étoile et de ne mettre aucune borne à ses ambitions. Il n'est pas sans risque d'avoir systématiquement devancé un prince au tableau d'honneur.
    Attend-il d'être appelé au gouvernement ? On l'envoie en exil. Se croit-il perdu à jamais ? On le nomme historiographe du royaume, comme Racine sous Louis XIV, comme Voltaire sous Louis XV. Ce n'est pas pour déplaire à ce conseiller lettré, qui cultive une écriture d'un classicisme achevé.
    Mais il a appris à redouter dans toute faveur apparente un jeu dont il serait obscurément la proie. Et qu'adviendra-t-il de sa loyauté à toute épreuve, lorsqu'une insaisissable jeune femme viendra lui murmurer les secrets des rébellions qui s'organisent clandestinement dans le royaume ?
    Une transposition virtuose des Mille et Une Nuits et des Mémoires de Saint-Simon au xxe siècle, qui nous fait revivre trente ans d'histoire du Maroc, entre le crépuscule du « protectorat » et le début des « années de plomb ».

    Coup de coeur

    Des pages mémorables, des références littéraires, une description d’entomologiste de la cour d’Hassan II dans laquelle chacun – et en particulier le héros, nommé historiographe du Royaume – ne sont que des pions sur le jeu d’échec que sont la vie et le pouvoir. Un conte oriental qui nous fait vivre le Maroc et qui se dévore avec passion.

    Arnaud

  • Coup de coeur

    Des pages mémorables, des références littéraires, une description d’entomologiste de la cour d’Hassan II dans laquelle chacun – et en particulier le héros, nommé historiographe du Royaume – ne sont que des pions sur le jeu d’échec que sont la vie et le pouvoir. Un conte oriental qui nous fait vivre le Maroc et qui se dévore avec passion.

    Arnaud

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