• Ziz, le Gandhi de la Kalach, débute en bas de l'échelle aux pompes funèbres Santini. Il se hisse rapidement au poste convoité de maître de cérémonie. Là où ça se passe. Là où, d'un regard compatissant, il peut remonter le moral despleureuses. Aux côtés de Nadège qui cajole ses ambitions, notre Rastignac veut aller encore plus haut mais se fait renvoyer de son job. Ziz a la rage et décide de se perfectionner au stand de tir. Ça va faire mal.Hervé Mestron a étudié la musique à Lyon et au Canada. Depuis 1996, il publie des textes pour adultes et pour la jeunesse. Il a reçu le prix Place aux nouvelles pour l'excellent Cendres de Marbella (éditions Antidata). Il vit en banlieue parisienne.

  • Cendres de Marbella

    Hervé Mestron

    • Antidata
    • 15 Février 2017

    Ecrit à la première personne dans une langue aussi incorrecte que truculente, Cendres de Marbella est le récit d'une trajectoire au ras du bitume, celle d'un petit gars qui voudrait bien s'extirper de sa banlieue en déliquescence autogérée, pour être quelqu'un d'autre du bon côté du périphérique.
    Une nouvelle drôle et noire.

  • Lucien déjeune depuis peu à la cantine quand soudain, coup de théâtre dans le collège : la géniale cuisinière, Mme Paupietta, est accusée de servir de la nourriture avariée.
    Pour la remplacer, l'établissement fait appel en urgence à une entreprise de restauration. Mais les plats servis sont carrément immangeables. Lucien et Yannick ont l'intuition que quelque chose ne tourne pas rond. Ils décident de mener l'enquête pour comprendre et ils l'espèrent, prouver l'innocence de Mme Paupietta. Ils vont découvrir très vite que d'autres cantines de la ville subissent le même sort, Pourquoi ? Cela ne peut pas être un hasard ...
    Lucien et Yannick, malins et intrépides, vont se lancer dans une enquête pleine de rebondissements, dans le milieu de la restauration scolaire.

  • Miss Princeton, anglaise, ne s'intéresse pas à grand chose. Sam décide de lui faire visiter Paris. A la découverte de la capitale française, ils se promènent du parvis de Notre-Dame à la tour Eiffel. Lorsque la jeune femme se fait voler son portefeuille, Sam se met à enquêter sur le monde des pickpockets.

  • Un jour, Cécile voit un bleu sur la tempe de sa mère qui prétexte s'être cognée dans une étagère. Cécile raconte ses soupçons qui alternent avec les marques de tendresse du nouveau compagnon de sa mère, Sébastien, la tristesse de sa mère et son isolement progressif. Jusqu'au jour où, sous les yeux de Cécile, Sébastien va trop loin.

  • Le temps des râteaux

    Hervé Mestron

    • Zinedi
    • 15 Mars 2018

    Édouard, boutonneux, en mal de filles, est accro aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Édouard va accepter un job de promeneur de chiens. C'est ainsi qu'il rencontre Princesse Butterfly, un Yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation assez particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du chien. Et, peu à peu, l'animal va le coacher et lui expliquer comment s'y prendre en amour. D'abord réticent, voire mal à l'aise à l'idée d'écouter les conseils d'un clebs, Édouard va finir par jouer le jeu et affiner sa technique d'approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l'est nettement moins...

  • C'est la panique pour Sam : Mélanie, l'amour de sa vie, semble atteinte de la maladie d'Alzheimer. Il doit veiller sur elle comme le lait sur le feu, parce qu'elle oublie tout. Un jour, elle disparaît, et Sam, plutôt que d'aller en cours, préfère se lancer à sa recherche. Il est persuadé qu'elle s'est perdue à cause de sa maladie. Mais il va bientôt découvrir que Mélanie n'est pas malade mais qu'elle cache seulement un secret, si lourd, qu'elle n'a plus envie de rentrer chez elle. Comme d'habitude, Sam va aller au bout de son enquête pour sauver celle qu'il croit perdue.
    Deuxième volet de la série « Les enquêtes de Sam », où notre héros s'occupe toujours de problématiques humaines, sociales et familiales. Dans cette histoire, sa bien-aimée perd ses repères car ses parents vont se séparer.

  • La marseillaise

    Hervé Mestron

    Après avoir sifflé la Marseillaise devant des caméras lors d'un match de foot, Mohamed, dit Momo, est arrêté. La cité qu'ils habitent est alors assaillie par la police, les médias et les groupes politiques de tous ordres qui souhaitent utiliser cet évènement à leur avantage. Sa soeur, Yasmina, et sa mère n'acceptent pas le geste de Momo. Yasmina cherche à comprendre, la mère se sent bafouée et Mohamed, relâché dans l'attente de son procès, ressasse sa colère. Le garçon disparaît et face au questionnement de sa fille, la mère révèle l'histoire de la famille, faite de racisme et de rejet, bien qu'en France depuis trois générations. Dépassé par les passions qu'il a déchaîné, Mohamed se sent finalement contraint de quitter la France.

  • Iris n'était pas comme mes copines du collège, qui, parce que j'étais handicapé, jouaient les douces en caressant l'armature de mon fauteuil. Ma voisine ne se préoccupait que d'une chose, le violon, et de mes difficultés pour l'apprivoiser. Nous parlions d'une sonorité agréable à obtenir, du placement de la main droite sur la baguette, du contact des doigts sur les cordes.
    Fauché à onze ans par une voiture, Bastien perd l'usage de ses jambes. Son quotidien, fait d'immobilité, de silence et surtout de solitude, est bouleversé le jour où une jeune violoniste emménage dans un appartement voisin du sien.

  • Au cours d une tenue rituelle, la loge maçonnique devient une oreille immense, soudain habitée d une singulière puissance. Tout rite est une musique et la musique elle-même devient, dans le Temple, le vecteur d'un accomplissement communautaire. Elle n est plus une émanation du monde profane mais le miroir d une colonne invisible reliant ciel et terre, l expression vivante d une langue sacrée exprimant la pensée du Grand Architecte de l univers.
    Retraçant brièvement l histoire de la musique dans les loges maçonniques, l auteur explicite ce que sont la colonne d harmonie et la fonction de Maître d harmonie avant d examiner l héritage, immense, du Frère Mozart, qui a retrouvé la dimension initiatique de la musique et donné à la musique maçonnique sa véritable place.

  • Mystère au sous-sol

    Hervé Mestron

    Sam est un ado plein de courage et d'audace. Sa mère est concierge dans un immeuble à Paris et il est toujours prêt à rendre service à tout le monde. Alors que sa mère est partie en vacances, Sam se retrouve chez sa grand-mère, dans le quartier de Montmartre, à Paris. Cette dernière a décidé de gâter son petit-fils et lui offre des cours de batterie. L'instrument est installé dans une cave afin de ne pas déranger les voisins pendant les répétitions. Le problème, c'est que Sam a peur des caves, où il fait sombre et humide. Un jour, après son cours, il entend des bruits bizarres provenant des couloirs. Il se passe des choses étranges ici... Très vite, Sam va être entraîné dans une aventure pleine de surprises.

  • Berlin 1961. David joue de la contrebasse, Tabea du violon. Ils ont tout pour être heureux, tout pour s'aimer, tout pour croire en un avenir radieux. Mais leur monde est soudain détruit par un mur qui s'élève entre eux. Un vrai mur de pierre qui sectionne la ville en deux. Pour rejoindre celle qu'il aime, David doit trouver un moyen de franchir cette muraille gardée par des soldats.

    Alors qu'il n'y croyait plus, un plan de dessine. Un projet fou, dangereux, révolutionnaire, mais assez puissant pour enfin passer de l'autre côté de la frontière...

  • La décapoute

    Hervé Mestron

    • Symetrie
    • 25 Juillet 2011

    J'arrive de Tokyo. Retour dans le caveau familial. Je ne suis qu'amour et j'ai un petit mot gentil pour tout le monde. Le radiateur du couloir, le placard encastré, le clou auquel j'accroche mon trousseau de clefs. Je suis quelqu'un de très organisé. Un compliment, une caresse, pour moi ce n'est pas grand-chose, pour eux c'est tellement important. Je suis accueilli en héros. Je suis le seul dans cette maison à entrer et sortir avec une sorte d'autonomie parfaite, cela force le respect.
    Dans la cuisine, c'est une autre paire de manches. Dès que j'arrive, le frigo se met à râler. Si j'en crois la cafetière électrique, il est très sympa quand je ne suis pas là, mais dès que je reviens, crac, il me fait payer le prix de mon absence. Il sent ma culpabilité et il en rajoute. Heureusement que le four micro-ondes est moins irascible parce que je ne sais pas si je pourrais supporter cette ambiance délétère chaque fois que je rentre de voyage. Quand on est musicien, on bouge, c'est normal. On ne joue pas une symphonie de Beethoven seul sur son canapé.

  • Youcef Hamidi, jeune prodige du ballon rond, va connaître l'ascension de sa vie. Repéré par un club de Ligue 1, il obtient tout ce dont il a pu rêver, la célébrité, le loft dans les beaux quartiers, ses entrées dans les clubs les plus chics de la capitale et une rencontre mystérieuse avec une fille au charme redoutable, Gaëlle.

    Mais la consécration a un prix : le diktat de la performance physique, la pression et les rivalités sur le terrain, ou encore les journalistes lâchés à ses trousses. Devenu personnage public et produit marketing, tour à tour haï et adulé par la clameur de la foule, Youcef est incapable de reprendre le contrôle de son existence.

  • Gardien du temple

    Hervé Mestron

    Nous retrouvons Ziz, le jeune dealer entreprenant de Cendres de Marbella, à sa sortie de prison.
    Physiquement amoché, moralement changé, Ziz retourne dans sa cité, où plus rien n'est vraiment comme avant : le cannabis a été légalisé, bouleversant les habitudes et l'économie locale.
    Pour continuer son chemin dans ce monde sans pitié, Ziz va devoir trouver autre chose...

  • Villa Marguerite

    Hervé Mestron

    • Symetrie
    • 25 Juillet 2011

    Je l'entends chanter sous la douche et mon sourire s'éteint brusquement tandis que mes oreilles se bouchent. Cristina chante faux. Au début, j'ai cru à une erreur de transmission du larynx, mais non, c'est comme ça jusqu'à la fin, c'est horrible, et elle continue de brailler en se gargarisant avec le shampooing. Je me suis toujours juré de ne jamais épouser une fille qui chante faux. C'est la cata. Je ne comprends pas, une poétesse qui chante faux, c'est comme un curé qui bégaie pendant la messe. La déception est si grande que j'ai envie d'un hamburger aux oignons. Là, tout de suite. Comment lui dire?? Comment vais-je m'y prendre pour mettre un terme à notre union?? Quels mots pour lui expliquer que non, ce n'est pas possible, que c'est définitif. En même temps, on ne largue pas la mère de ses futurs enfants pour une défaillance vocale.

  • Images d'épinal

    Hervé Mestron

    • Symetrie
    • 25 Juillet 2011

    Le pire pour un célibataire, c'est la bouffe. À une époque, je plaçais un miroir devant moi. Je me regardais manger, je me parlais, je me souriais, mais très vite, une sorte de ronron s'est installé. Je me curais les dents avec ma fourchette et la personne en face de moi faisait pareil. J'attrapais les spaghetti avec les doigts, hop, elle m'imitait. Je faisais la gueule, bing, kif-kif, elle me renvoyait une bouille de six pieds de long.
    Ça n'a pas été facile, mais j'ai fini par me demander le divorce. Puis pour ajouter une charge symbolique, j'ai brisé le miroir, posé ma contrebasse à l'autre bout de la table et, à partir de ce jour, mes problèmes de couple se sont tassés. Tout baigne. Jamais un mot plus haut que l'autre. Respect mutuel. On travaille ensemble mais c'est boulot boulot. Quand on a quelque chose à se dire sur le mode intime, on attend d'être seuls à la maison ou, dans la plupart des cas, dans une chambre d'hôtel.

  • La Marrakech du Nord

    Hervé Mestron

    • Symetrie
    • 25 Juillet 2011

    Je suis olympien dans cette tenue. Les palmes claquent sur les rosaces de ciment. Le barman m'adresse un petit sourire, style?: "? C'est fun ton truc? ". Une vaste discothèque en plein air, ponctuée de tables basses et de lanternes. Une extase. L'éclairage flottant, la caresse des bougies, le vent tiède de la nuit, Betty Boop assise seule à une table devant deux verres. Houlà, la soirée attendue depuis des lustres. Je commence à respirer très fort dans mon tuyau en plastique. Une vraie chaudière à fuel. Un rhinocéros, prêt à foncer tête en avant. Sur la salsa de Knokke-le-Zoute, je remue mon corps en latex dans tous les sens. Mine de rien, je me rapproche de Betty. Avec les bras, j'effectue quelques mouvements d'inspiration versaillaise, couleur Louis XIV. Je suis pour le raffinement des déclarations d'amour. L'hommage poussé à son paroxysme. Derrière mon masque couvert de buée, je scrute la moindre expression sur le visage de ma promise. Mais elle ne me reconnaît pas. Je continue à gesticuler. Heureusement, il n'y a pas de service d'ordre ici, la chasse aux asociaux est fermée.

  • Églantine-Marie-Cerise est une adolescente qui n'aime pas trop l'école. Au collège, elle craque pour Gaspard Ravel, un jeune garçon passionné de lecture, tout le contraire de la jeune fille. On raconte que Gaspard est un descendant du compositeur Maurice Ravel et l'adolescente doit trouver un moyen d'aborder ce garçon. Et si elle s'intéressait de plus près au musicien ? Son père étant un passionné de musique classique, Églantine-Marie-Cerise entreprend alors la lecture d'un énorme livre sur le compositeur. Elle n'est pas au bout de ses surprises.

  • La passion selon Urhan

    Hervé Mestron

    • Symetrie
    • 20 Décembre 2005

    Destin étrange et tourmenté que celui de Christian devenu Chrétien Urhan.
    Né à Aix-la-Chapelle d'une ballerine qui mourra alors qu'il est encore enfant, il est à tout jamais marqué par le mystère de la mort de sa mère et celui de l'identité de son véritable père. Partagé entre sa foi exaltée qui le pousse vers le mysticisme le plus absolu et son amour pour la musique à laquelle il ne peut renoncer malgré ses multiples tentatives, Chrétien Urhan, violoniste et altiste, est une personnalité en marge, mystérieuse et insaisissable, figure ascétique qui entre en musique comme on entre en religion, dans le Paris de la Restauration qui applaudit à la virtuosité d'un Paganini et aux fastes des opéras de Meyerbeer.
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  • Soupçons

    Hervé Mestron

    James vient d'emménager avec sa mère à Valence, après s'être laissé, sans avoir vraiment le choix ! convaincre par ses arguments: le nougat de Montélimar, les pistes de ski toute proches, la mer à deux heures de voiture. Nouveau venu dans son collège, il est l'objet de tous les regards. Il faut dire que James a les cheveux longs jusqu'au bas du dos, qu'il coiffe d'une façon différente chaque matin. Il excelle par ailleurs dans toutes les matières, avoisinant le 20 sur 20. Au moment où les choses paraissent se tasser, où son statut de premier de la classe à queue de cheval semble enfin accepté, une succession d'événements bizarres et inexplicables vont semer le doute en lui.

  • Dans cet essai, Hervé Mestron nous plonge dans l'élaboration de ce qui demeure encore aujourd'hui l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'opéra. Jamais le sens caché d'une oeuvre n'aura été si bien gardé tout en offrant au public l'illusion d'un spectacle transparent. Cette Flûte Enchantée, ou « Magique » véritable sublimation de la philosophie maçonnique, demeure cependant la démonstration d'une pure action dramatique. Le public est spectateur d'un résultat alchimique sans pour autant avoir eu accès à ce qui ne peut être révélé. Ainsi Mozart, sur le livret de son Frère Schikaneder, écrit-il l'année de sa mort un testament philosophique d'une portée bouleversante. Un testament aujourd'hui décrypté, révélé, sans tabou ni censure.

  • Clebs (le)

    Hervé Mestron

    Pete a tout pour être heureux : un emploi d'architecte, une épouse aimante, Cath, une vie bien rangée... Seulement voilà, il y a le beau Paulo, avec qui Cath entretient une relation fusionnelle et envahissante. Lorsque Pete tue accidentellement Paulo, il ne lui reste plus qu'à cacher le corps, mais il ignore qu'un mystérieux maître chanteur va l'envoyer jusqu'au bout de la folie.
    Et pourtant ! Paulo n'est jamais qu'un chien...

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