• Alexeï Tolstoï entreprend en 1919 la rédaction de son roman Le Chemin des tourments qui sera publié à Paris en 1920 et 1921 dans des revues littéraires (La Russie à venir et Notes contemporaines), puis intégralement à Berlin, en 1922.
    Rentré en Union soviétique, il reprend son projet et lui donne un nouveau titre, Deux Soeurs, qui deviendra ainsi le premier volet de sa future trilogie romanesque. Dans son projet, chaque roman devait correspondre à une année de la guerre civile, et la fresque devait s'achever par un roman de clôture, mais cela n'a pas pu aboutir. Seule l'année 1918 est décrite dans L'An dix-huit, le deuxième volet de la trilogie, qui s'achève par Sombre Matin qui décrit les événements des années 1919 et 1921.
    En réalité, dans l'esprit de l'auteur, cette grande fresque devait rendre compte de l'écroulement du monde ancien dans lequel il avait été lui-même si insouciant.

    Premier volet de la trilogie, Deux Soeurs relate l'histoire des personnages avant et pendant la Première Guerre mondiale : vie préservée, artificielle et futile, dans les salons de Saint-Pétersbourg où l'on parle d'art nouveau (décadent), de poésie, de rêves disloqués de la dernière poétesse à la mode ; Tolstoï parle de « ferment de pourriture » qu'il trouve chez les libéraux comme chez les anarchistes, jusqu'aux traits de quelques auteurs que l'on peut deviner derrière certains personnages. Les héros sont issus de l'intelligentsia russe : les soeurs Dacha et Katia sont filles d'un médecin de Samara, le mari de Katia est avocat, Téléguine qui épousera Dacha est ingénieur, Rochtchine est officier, etc. La ville de Moscou est montrée presque comme une opérette, tous ces personnages jouent au vaudeville, sauf que l'histoire répond par des massacres et des famines. Aucun protagoniste, quel que soit son origine sociale ou son milieu, ne se rend compte des risques imminents d'une guerre. Et lorsque celle-ci survient, elle devient le châtiment de l'inconscience de cette jeunesse, comme un contrepoids à cette vie dévergondée.

    En 1928 paraît le second volet de la trilogie, L'An dix-huit, qui commence après la révolution d'Octobre par le retour massif des soldats russes et le début de la guerre civile sur le territoire de l'ancien empire tsariste.
    En réalité, le lecteur assiste à l'agonie de l'ancienne Russie. Le récit est construit autour de la représentation du chaos qui détruit la Russie à la fin de la Première Guerre mondiale : bataille de rues, complots contre les bolcheviks, manifestations d'usines. L'une des soeurs du premier volet prend part au complot des anarchistes mais tous les héros se retrouvent profondément anéantis. Ainsi, l'histoire et la guerre civile emportent dans leur tourbillon toutes les couches de la population aussi bien les personnages historiques que fictives.
    Dans Sombre Matin, le troisième volet, paru en 1940, Tolstoï aborde la fin de la guerre dont il paraît inéluctable qu'elle se termine en révolution, sur les bases de laquelle la nouvelle Russie reste à construire. Le roman est empreint par une esthétique nouvelle, qui relève d'un certain réalisme socialiste. Les fils des destinées des personnages se dénouent et les petits destins se fondent dans le grand destin d'un pays en marche vers les lendemains qui chantent.

  • Baï Ganiou

    Aleko Konstantinov

    Ce « roman » écrit en 1895, et qui porte pour sous-titre « récits extraordinaires d'un Bulgare contemporain », est devenu si célèbre que le héros dont il porte le nom symbolise le parvenu mal dégrossi, rusé et un brin truand, qui accumule les gaffes par bêtise et manque d'éducation. C'est en fait un cycle de récits mettant en scène Ganiou Balkanski, jeune commerçant d'essence de rose qui voyage en Europe et finit par faire de la politique. Le trait et la langue, où abondent les termes expressifs et les turcismes, sont truculents, mais l'image de Ganiou n'est évidemment pas vraiment à l'avantage de la petite bourgeoisie bulgare contemporaine, elle est encore abondamment utilisée aujourd'hui par ceux qui veulent opposer Orient et Occident, Bulgarie et Europe. C'est une autre face de la bulgarité qu'il propose, aux antipodes de celle, héroïque, véhiculée par le roman d'Ivan Vazov, Sous le joug, qui lui est contemporain.
    Baï Ganiou a été traduit en français en 1911. Cela fait donc plus de cent ans. Cette oeuvre mythique de la littérature bulgare, qui fait partie du patrimoine littéraire de l'Europe, mérite à plus d'un titre d'être retraduite.

  • C'était une nuit sans lune.
    L'horloge sonna UNE HEURE DU MATIN. DONG !
    Soudain, Mathéo se réveilla effrayé.
    Il avait entendu un bruit derrière la porte, là où les manteaux étaient suspendus.
    Il regarda dans cette direction, mais il ne vit qu'une ombre.
    Il ouvrit grand les yeux, sans ciller, et l'ombre se transforma en un. MONSTRE !

    Inspiré de la propre expérience de l'auteur, cet album aide les enfants peureux à constater qu'ils ne sont pas seuls à voir des ombres se transformer en monstres affamés.

    Les peurs de l'enfance font partie de l'évolution et disparaissent au fur et à mesure que les enfants grandissent. Les contes de personnages terrifiants leur permettent de vaincre ces peurs.

    En tout cas, dans cette victoire, les parents jouent toujours un rôle essentiel. Mathéo n'explique qu'à sa mère, de crainte d'être ridiculisé, ce qui lui arrive, car jusqu'à présent, il avait usé de subterfuges pour convaincre son chien, son petit frère et sa tante de dormir avec lui.

    Protéger excessivement les enfants ou les faire se sentir couards sont des attitudes qui peuvent enkyster le problème et accentuer la peur. Sans se moquer de lui, la mère de Mathéo est confiante et compréhensive.Mathéo avait réussi à se libérer du monstre en offrant tous ses compagnons pour éviter d'être mangé. Finalement il sera capable de l'affronter.L'auteur crée un personnage astucieux qui suscite la sympathie du lecteur, sympathie qui finalement se transformera en admiration face à la démonstration de courage.

    Pour façonner l'angoisse du héros, l'illustrateur tient compte de trois prémisses : maintenir le rythme de la narration, respecter l'abstraction du texte par rapport à l'espace pour ne pas limiter l'imagination du lecteur et créer un album qui fait peur.Les illustrations ont été réalisées avec du graphite et des crayons de couleurs claires (blanc, ivoire, crème) sur du papier rouge. Une technique traditionnelle utilisée par Durero et Da Vinci qui constitue un dessin spontané et immédiat, selon l'auteur.

    Après plusieurs essais, l'illustrateur a décidé d'utiliser la couleur du monstre comme fond pour tout le livre. Avec ce choix, il opte pour un album qui fait peur, le rouge est associé au péril, mais il est aussi le symbole de la passion, de l'énergie et de la force. Et Mathéo n'en manque pas pour vaincre le monstre !

  • Dessins pour l'intelligence des Lectures sur les fusées de guerre, faites en 1860 par ordre de S. A. I. Mgr. le grand-duc Michel,... à l'Académie impériale Michel d'artillerie, à Saint-Pétersbourg, devant MM. les officiers d'artillerie, par le général-major Konstantinoff,...
    Date de l'édition originale : 1861 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Le lecteur découvrira dans ce précieux petit livre - qui narre les tribulations d'un poète nommé valérian plaménov à la recherche de son coeur, mystérieusement disparu de sa poitrine -, le chaînon manquant entre gogol, boulgakov et les grands textes surréalistes français.

    Ecrit en 1933 par deux des plus importants écrivains bulgares de ce siècle, svétoslav mindov (1890-1970) et konstantin konstantinov (1902-1966), le coeur dans la boîte en carton se distingue par une singulière alchimie d'humour noir et d'extrême fantaisie et une vision passablement désenchantée du paris des années 30.
    " vous pouvez vous figurer ma terreur, monsieur le ministre, lorsque j'appris que j'étais privé de mon organe le plus vital et le plus précieux, celui que les alchimistes, identifiant notre corps à un petit univers, nommaient le soleil du microcosme.
    Depuis, six jours se sont écoulés, c'est aujourd'hui le septième, et le coeur me manque toujours.
    Certes, le fait que je vive sans coeur depuis une semaine déjà indique qu'il me sera possible de poursuivre mon existence terrestre malgré la catastrophe anatomique soudainement survenue dans ma cage thoracique. mais cela n'est pas tout : la disparition de cet organe, déjà préjudiciable physiquement, s'avère plus fatale encore en ce qui concerne mon activité poétique puisque je suis payé 8 lévas par vers et que j'en compose de 20 à 30 par jour.
    C'est comme si l'on ôtait le pain de la bouche d'un menuisier en lui confisquant ses instruments ou, si vous me permettez de prendre cet exemple, si l'on vous privait de vos électeurs. ".

  • Les chiens, c'est bien connu, ont une drôle de façon de s'aborder. Ils ne se font pas un petit signe de la tête ou de la patte. Non, quand ils se rencontrent, ils s'intéressent avec insistance à l'arrière-train de l'autre, ce qui les oblige à se tourner autour. Eh bien, il semblerait qu'un auteur russe ait enfin trouvé une réponse à cet étrange comportement. Après avoir refermé ce petit livre, on se dit : "Mais, bon sang, c'est bien sûr ! Comment n'y avait-on pas pensé plus tôt ?"

  • Mémoire sur les fusées de guerre : présenté en 1857 à S. A. I. le grand-duc Constantin, grand amiral, et S. A. I. le grand-duc Michel, grand maître de l'artillerie / par le général-major d'artillerie Konstantinoff,...
    Date de l'édition originale : 1858 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Dessins pour l'intelligence des Lectures sur les fusées de guerre, faites en 1860 par ordre de S. A. I. Mgr. le grand-duc Michel,... à l'Académie impériale Michel d'artillerie, à Saint-Pétersbourg, devant MM. les officiers d'artillerie, par le général-major Konstantinoff,...
    Date de l'édition originale : 1861 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.
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    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
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  • Lectures sur les fusées de guerre, faites en 1860 par ordre de S. A. I. Mgr le grand-duc Michel,... à l'Académie impériale Michel d'artillerie à Saint-Pétersbourg, devant MM. les officiers d'artillerie / par le général-major Konstantinoff,...
    Date de l'édition originale : 1861 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

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