• Jean-Louis Levallois, narrateur et personnage central, relate son enfance et ce père disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale, dont l'absence pèse si lourd dans sa vie.
    Se remettant d'une crise cardiaque et vivant dans une grande solitude, il se lance à la recherche de ses racines paternelles, tandis qu'il se promène régulièrement dans les jardins de Trianon, parmi les arbres centenaires intimement liés aux dernières années de la vie de Marie-Antoinette.

  • À la mort de leur mère, Antoine, Louis et Marie partent vivre chez leur oncle, libraire. Passionné par l'univers du livre, il forme Antoine, qui devient colporteur. Sur les routes, il apprend le métier, les livres à succès, et les livres censurés. Lorsqu'il épouse Bernardine, elle-même fille de libraire, il perpétue la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils. Mais l'époque change, et il faut sans cesse s'adapter aux nouvelles lois d'un état secoué par de nombreuses révoltes...

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  • Sautez dans la brouette, on va vous pousser jusqu'au fond du jardin ! Vous allez faire une balade abondamment illustrée de documents anciens, photos, cartes postales et dessins pour nous dire combien elle a tenu et rient encore une place bien à elle dans la marche du monde !

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  • Un beau livre de recettes autour du saumon, poisson préféré des français.
    En entrée, en tourte, en salade ou en plat, le saumon est à l'honneur de toutes les manières.
    Plus de 60 recettes à base de saumon, des classiques mais aussi des créations plus originales, dont certaines de grands chefs cuisiniers dont Pierre Hermé.
    Une introduction sur l'élevage du saumon de France dans la rade de Cherbourg, un saumon d'exception prisé des grands chefs.

  • La Grande Guerre est terminée et Joséphine Halley espère échapper au sceau du malheur qui a marqué son enfance et sa jeunesse. Le retour à la paix n'est pas aisé car son mari est revenu, traumatisé par le conflit. Quel choc également quand un soir d'hiver réapparait son père disparu depuis si longtemps. Cet entre-deux-guerres voit ses filles grandir et se marier, l'occasion pour elles de s'affirmer et de s'opposer à leur mère. Devenue propriétaire d'une ferme à la suite d'un héritage, Joséphine voit de près les conséquences de la crise de 1929. Elle suit les soubresauts de 1934 puis l'arrivée du Front populaire.
    Dans une France enlisée dans un repli cocardier après la victoire en trompe-l'oeil de 1918, Joséphine suit dans la presse l'arrivée d'Hitler au pouvoir et sa montée en puissance. Le climat s'alourdit et la perspective de la guerre se précise. De quoi demain sera-t-il fait ?

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  • « Cherbourg-en-Cotentin, c'est la porte ouverte sur ce pays à l'écart des migrations touristiques et qui ne manque pas d'attraits. Laissez-vous tenter avant de succomber. Il ne vous faudra peut-être qu'une seule journée pour tomber amoureux de ce coin de Normandie si différent. Ce pays, presqu'une île, a sans doute des envies d'escapade et rêve en secret de larguer les amarres. Accrochez-vous sous le vent têtu, assoupissez-vous sous des ciels à la lumière changeante, toute en émotion. Magie, la petite musique du Cotentin va vous ensorceler »

  • Depuis juin 1940, la France est coupée en deux et la Normandie subit l'occupation allemande. Joséphine et ses filles n'échappent pas aux orages de la guerre. Alors que Raymonde attend le retour de son fiancé, Yvonne tombe amoureuse d'un officier allemand, et le mari de Juliette, lui, s'engage dans la Milice. Quant à Joséphine, elle héberge deux enfants juifs qui ont échappé à la rafle de juillet 1942. Des destins malmenés par ces années de guerre, mais Joséphine veille sur les siens...

  • Le sceau du malheur semble avoir marqué Joséphine dès sa naissance. Pour cette jeune paysanne, le seul moyen d'échapper à sa triste condition est d'aller se vendre à la louerie qui se tient chaque année à la Saint-Clair. Plus tard, mariée au brave Gustave, Joséphine va enfin toucher du doigt ce bonheur dont elle a toujours été privée. Pourtant, une fois de plus, le maigre espoir d'une vie meilleure s'envole avec la Première Guerre mondiale, alors que Gustave est mobilisé.
    Mais Joséphine tient bon et refuse de se laisser abattre, même si le passé, prêt à ressurgir, n'est jamais loin...

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  • Nous sommes le 6 juin 1944. A 9h17 précises, le communiqué officiel des forces alliées tombe sur les télescripteurs : « Sous le commandement du général Eisenhower, des forces navales, appuyées par de puissantes forces aériennes, ont commencé à débarquer des armées alliées sur la côte de France ce matin. » Au soir de cette première journée, 160 000 hommes ont pris pied en France. Vingt mille véhicules, parmi lesquels 800 chars, ont débarqué sur les côtes de Normandie. A partir de ce moment précis, pour consolider leur tête de pont, les Alliés doivent assurer un flot ininterrompu de renforts humains, de ravitaillements en vivres et en munitions, de véhicules. Rapidement, les convois de la seconde vague arrivent sur les côtes normandes, protégés par des forces navales légères qui surveillent en permanence le chenal où opère une quantité incroyable de navires. Soixante-dix ans après, nous redécouvrons ici les désormais célèbres bateaux du Jour J.

  • Rien ne prédestinait Léonie Marciac à diriger le domaine viticole familial en Bordelais. Pourtant, tout change avec la mobilisation de son mari en août 1914. Visionnaire, habile et décidée, Léonie se révèle une remarquable femme d'affaires et s'émancipe. Des foires aux vins à l'Europe des palaces, des beaux jours de l'été 1914 à ceux de 1939, nous assistons avec Léonie à l'arrivée des Américains à Bordeaux, au développement de l'automobile et de l'aviation, ainsi qu'aux mutations profondes du pays.
    Saveurs des huîtres du bassin d'Arcachon et soupe amère, passions et déchirements, jeunesse et déclin : grands malheurs et petits bonheurs alternent sur les rives de la Gironde et au bord de la mer.

  • En ces temps de morosité, il faut oser chanter. Oser, c'est prendre son destin en main et sa place dans le monde. Chanter, c'est exprimer son amour du pays, donner du plaisir à ceux qui nous entourent et, en les associant à cette activité conviviale, c'est poser un peu de ciel bleu sur le gris des jours. Chanter en normand, chanter des auteurs normands, c'est aussi aller à l'encontre des habitudes, car il se consume, il meurt lentement celui qui est l'esclave de ses habitudes. Chantons tous " Ma Normandie " et tant d'autres refrains, parce qu'impossible n'est pas normand !

  • Le Cotentin est un pays normand, une presqu'île lancée dans la Manche.



    Côté rivages, ses grandes marées et sa pêche côtière en font un paradis pour les amateurs de produits de la mer. Huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques, araignées, bars, barbues et soles sont de la plus grande fraîcheur.



    Côté terre, les légumes, les viandes, les produits laitiers, les pommes et les poires permettent de varier les menus et les saveurs.



    La crème onctueuse et le beurre doux se marient en sauces que le cidre et le calvados viennent relever.



    Que ce soit le long des grèves ou par le bocage, dans les ports de pêche ou les villages cossus, le Cotentin invite à une gastronomie roborative et sans cesse réinventée.

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  • « L'amour du jardinage est une graine qui, une fois plantée, ne meurt jamais. » G. Jekyll.
    Mais que serait un jardinier sans de bons outils ? Leurs formes et leurs matériaux ont évolué au fil du temps afin d'augmenter la quantité et la qualité du travail, ainsi que le confort dans le geste ! La fabrication s'est industrialisée depuis le XIXe siècle et de nombreux catalogues, en particulier ceux des premières décennies du XXe siècle, permirent au jardinier d'acheter les meilleurs outils. C'est donc à l'histoire de la brouette, de l'arrosoir, de la bêche, du râteau, de la serfouette et autres sécateurs que Michel Giard consacre son étonnante recherche.
    De la préparation du sol à la récolte en passant par les semis, la taille ou la fumure, cette petite histoire illustrée de l'outil de jardin défile comme il se doit au rythme des saisons.
    Lecteur à la main verte ou non, vous aimerez feuilleter cet incroyable guide de l'outil horticole avant d'aller, peut-être, respirer au jardin !

  • Dès le milieu du XIXe siècle, la Côte Fleurie, entre Cabourg et Honfleur, est devenue le point de convergence de Parisiens désireux de suivre un usage venu de Grande-Bretagne, celui des bains de mer. Marais, dunes ou grèves se sont alors transformés, devenant des zones de villégiature sur lesquelles ont poussé de petits châteaux et des villas cossues. Sur ce fragment de littoral, on retrouve quelques-unes des images et des symboles qui constituent l'identité de la Normandie. Entre calvados ambré et camembert gouteux, entre stars de cinéma à la plage, courses hippiques et tableaux de peintres impressionnistes, la Côte Fleurie s'offre, en quelques décennies, une réputation mondiale. Au XXe siècle, le progrès a bousculé des façons de vivre immuables et tout s'est accéléré. Mais il reste encore, au fond des armoires, des cartes postales et des photos en noir et blanc qui ont fixé une maison, une scène ou des visages. La Côte Fleurie nous offre ici, en quelques clichés, le souvenir de jours heureux pendant les étés qu'ont connu nos aïeux...

  • Il a fallu que, cette nuit-là, un filin se prenne dans son hélice. « Le bateau, retenu par la poupe, embarquait les crêtes qui venaient se briser sur le tableau arrière. La barre était dure, cela faisait deux heures que nous nous battions dans la nuit et la houle. [.] Mes mots ne seront jamais assez forts pour remercier les gars de l'équipe de nuit de La Rochelle qui sont venus nous chercher et nous ramener au port. » Une autre situation, une autre intervention sur la côte atlantique, lors d'un dimanche de fête où cette station accueille des personnalités pour le baptême de la vedette de 1re classe. L'heure est aux réjouissances autour d'une table chaleureuse. Le repas vient à peine de commencer quand un appel téléphonique signale un bateau en détresse. A 13h45, l'Anne de Bretagne fait route vers le nord-est du phare du Four.

    La vedette avance à pleine puissance et rejoint une embarcation de plaisance avec trois personnes à bord. Le navire est en panne de moteur, mât cassé, sur une mer agitée. Il est tout juste 15 heures quand l'équipage de sauveteurs reprend sa place à table sous les applaudissements des autres convives et des rescapés.

  • Modernité oblige, il n'y a plus de veillées, le soir, devant l'âtre. On ne prend plus le temps d'écouter un ancien perclus de rhumatismes raconter d'une voix chevrotante, parfois mal assurée, un conte, une légende qui ont baigné son enfance et qu'il transmet à d'autres dans la noirceur de la nuit.
    Il était une fois. Ces mots magiques nous emportent aux frontières du réel et de l'imaginaire, dans un décor où le conteur campe des personnages, hommes, bêtes, créatures fantastiques, qui conservent leur part de mystère.
    Des personnages qui nous semblent familiers s'agitent et deviennent acteurs ou proies. Nous glissons, à notre corps défendant, dans l'imaginaire. Par un tour de passe-passe habile, le bavard nous transforme en complices privilégiés de son histoire. L'auditeur ou le lecteur du récit est entré désormais dans son univers familier.
    La distance s'est estompée entre les deux parties, pour autant que chacun veuille bien jouer le jeu et pénétrer dans ce monde enchanteur des contes et légendes.
    Nous retrouvons un bout de terre normande battu par les flots, parfumé par l'odeur âcre du varech et les puissants effluves de la terre d'un brun Millet.
    Du monde connu à l'imaginaire, il n'y a qu'un pas. Franchissons-le !

  • L'épopée des phares normands commence avant la Révolution. Depuis, de Granville au Tréport en passant par Goury, Ouistreham, Honfleur et Fécamp, nous naviguons sans quitter des yeux ces lumières dans la nuit. Chaque feu nous raconte son histoire et parfois des anecdotes insolites. Cette petite histoire des phares de Normandie nous aide à découvrir un univers mal connu où des hommes compétents et courageux apportent un concours essentiel à la navigation.

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  • Mai, juin 1940, la France retranchée derrière la ligne Maginot subit lune de ses plus graves défaites et connaît une terrible désillusion. Après la campagne de Norvège, cest l évacuation de la poche de Dunkerque. La marine est en première ligne durant ces heures tragiques. Son combat nest pas terminé pour autant car des volontaires venus de lîle de Sein, de Normandie et dailleurs rejoignent de Gaulle en juillet 1940.
    Lépopée de la France Libre se poursuit avec la libération de Saint-Pierre et Miquelon, la perte de corvettes en Atlantique et celle du sous-marin Surcouf, à lépoque le plus grand du monde.
    La guerre transforme des existences banales en destins dexception, à limage de ce marin qui connaitra les débarquements dAfrique du Nord, de Normandie et de Provence.
    La France libérée et meurtrie nen a pas fini pour autant avec la guerre. Direction lIndochine aux mains des Japonais puis des Chinois pour Leclerc, Massu et leurs hommes. Les renforts viendront plus tard avec de jeunes marins sortis de lécole des mousses et passés par Siroco. Ces jeunes de vingt ans connaitront la peur, lamitié, le mal jaune et parfois la mort.
    Les acteurs de ces récits nous restituent leurs émotions et le souffle de laventure. Loccasion de découvrir des facettes méconnues de notre histoire contemporaine, une histoire dont on ne conserve en tête que les grandes têtes de chapitre sans appréhender la réalité quotidienne des plus modestes combattants.

    Ecrivain éclectique, Michel Giard a publié une quarantaine douvrages. Historien, conférencier, grand voyageur, chroniqueur sur France Bleu Cotentin, lauteur nous emporte vers des destinations lointaines, de larchipel de Saint-Pierre et Miquelon jusquaux rivages indochinois. Spécialiste des rapports de lhomme et locéan, Michel Giard a publié de nombreux ouvrages sur lépopée du sauvetage en mer et sur les corsaires et les pirates.
    Il vient de publier aux éditions du Télégramme Les Mousses et nous offre avec cet ouvrage une belle série de témoignages hauts en couleur, riches en rebondissements, parfois dramatiques.


  • Les sauveteurs en mer sont des bénévoles, des hommes et des femmes comme tout le monde, et la Société nationale de sauvetage en mer donne un sens à leur engagement au service des autres. Ecoutons le patron de canot Jean Recher : « Nos missions sont plus aisées qu'au temps de l'aviron. Le risque persiste car la mer est sans pitié quand elle se fâche. Les sorties, très irrégulières, font que l'on peut être appelé deux ou trois fois en une semaine comme on peut rester un mois sans sortir. Les promeneurs sur les quais de Fécamp sont parfois intrigués quand ils croisent un homme, le torse moulé dans son jersey bleu marine portant le sigle SNSM en lettres blanches. Ces gens doivent savoir que le gars en question, s'il n'est pas un héros, est un homme de bonne volonté qui offre une grande part de sa vie à ceux qui, en mer, ont besoin qu'on leur tende la main. » Ce nouvel hommage de Michel Giard aux sauveteurs en mer s'inscrit dans le cadre d'un projet plus vaste et fait suite à trois ouvrages consacrés aux stations de Bretagne et de la côte atlantique. Il nous embarque à Dunkerque pour naviguer jusqu'à l'estuaire de la Seine. Au cours de nos escales, nous rencontrerons des hommes peu bavards, discrets et compétents qui, leur sortie de sauvetage terminée, reprennent le cours de leurs activités professionnelles et leur vie de famille...
    Bon vent !

  • Le 11 mars 1937, le grand pêcheur de langoustes Aristide Lucas marie sa fille, sourire aux lèvres malgré le suroît qui souffle depuis la veille.
    « En avant la noce ! lance Aristide, visiblement heureux. Debout les enfants, en route !
    - Papa, lance Jean Lucas, le fils aîné qui navigue avec Aristide, droit devant, y en a un qui fait des signaux de détresse avec un grand pavillon. Pour sûr, c'est du malheur dans l'air ! » Sur la falaise, un homme gesticule et montre du bras la baie des Blancs Sablons. Sur le pas de sa porte, Aristide jette à la cantonade :
    « Naufrage ! J'y cours !
    - Aristide, pas aujourd'hui, répond sa femme, tu maries ta fille !
    - Et des hommes qui se noient, ça n'a pas d'importance ? Je sais où est mon devoir ! » Mais l'histoire du sauvetage en mer s'écrit aussi au présent. Souvent, l'encre est à peine sèche sur la feuille d'un rapport d'intervention qu'un autre canot sort de l'abri et part, noyant son étrave dans la houle, mettant le cap vers le point indiqué par le CROSS ou par le sémaphore du quartier. Et la grande force des sauveteurs tient dans une connaissance précise de leur littoral, parfois transmise de génération en génération.
    C'est pour leur rendre hommage que Michel Giard a pris la plume, mêlant l'histoire de 16 stations de Bretagne à quelques portraits de sauveteurs fameux et à des récits d'interventions en mer parfois dramatiques, souvent spectaculaires.

  • « Allô, Pierre Loti, allô Pierre Loti, venez vite, je vous en supplie, dépêchez-vous », répétait une voix d'enfant dans la radio du bord. Cette voix qui n'en finit pas d'appeler sur une mer déchaînée, Henri n'est pas près de l'oublier. [.] La tornade frappe les Landes et le Pays basque. Toutes les stations du littoral, Cap-Ferret, Arcachon, Soustons, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, sont en alerte.
    Le Pierre Loti prend la mer et sa première intervention est pour le voilier Margar, d'où une petite fille lance cet appel déchirant : voiles lacérées, trois personnes malades à bord. Seule et avec un cran étonnant, la petite fille fait face. Elle connaît le canot de sauvetage de Saint-Jean-de-Luz et son nom pour l'avoir souvent vu dans le port. Malgré la mer énorme, le Pierre Loti fonce vers le point d'appel. Les canotiers sont muets ; ils ont connu bien des sorties, mais rarement aussi difficiles que celle-ci.

    Impossible d'approcher le bateau sans dégât, alors Tony se jette à l'eau avec l'aussière. Les plongeurs du Pierre Loti passent leur remorque. Au fil des minutes, et malgré la violence du coup de vent, chacun reprend alors confiance. Le Pierre Loti conduit le Margar et ses quatre rescapés au port. Une petite fille essuie enfin des larmes au goût de sel. Elle n'avait pas oublié ces hommes qu'elle avait croisés sur les quais, ces hommes en chandail bleu marine brodé de quatre lettres blanches : SNSM. » De l'île d'Oléron à la frontière espagnole, la Société nationale de sauvetage en mer est solidement installée, disposant d'un maillage très serré de stations équipées de canots tous temps, de nombreuses vedettes de toutes catégories, sans oublier les postes saisonniers. Ce nouvel hommage de Michel Giard aux sauveteurs en mer s'inscrit dans un projet plus vaste et fait suite à deux ouvrages sur les stations de Bretagne et de la côte atlantique (de Quiberon à l'île d'Aix). Bon vent !


  • pendant des siècles, les hommes sont allés sur les mers considérant les naufrages comme des fatalités.
    avec le développement du trafic maritime, le problème de la sûreté s'est posé. mais il a fallu attendre que se produisent des drames insupportables tel le naufrage de la sémillante et ses 700 noyés devant les bouches de bonifacio, raconté par alphonse daudet, pour alerter l'opinion publique. après la défaite de 1870 contre l'allemagne et jusqu'à la première guerre mondiale, le héros est le sauveteur, les drames de la mer font la une des journaux.
    deux sociétés de sauvetage se partagent alors la protection des côtes françaises et l'etat s'engage à intervenir en cas de naufrage au large ainsi qu'à prendre en charge les veuves de sauveteurs disparus en mer. canots, équipements, formation des sauveteurs bénéficient de tous les progrès techniques du xxe siècle et en 1967 la société nationale de sauvetage en mer est fondée. aujourd'hui avec les cross (centre régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) et les remorqueurs de haute mer comme l'abeille bourbon, la lutte contre les drames de la mer dispose de moyens efficaces.


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