Satirique

  • XV fabliaux d'enfants, d'animaux et d'épouvante Nouv.

    Renato Leduc, reprenant la tradition mexicaine des fables et fabliaux, la détourne ici pour en offrir une version à son imageÂ: fantasque, ironique et grivoise, dans une veine libertaire (voire libertine) que n'auraient pas reniée ses amis surréalistes. Morts d'el dia de los muertos, cocus, girafes, coyotes ou berceuses se succèdent dans une frénésie joyeuse dont les dessins de Leonora Carrington, réalisés expressément pour le livre, redoublent la farandole dans un rouge-sang cruel. Résultats d'une rencontre, d'un amour entre deux créateurs singuliers du vingtième siècle, ces quinze fabliaux illustrés sont une curiosité à lire avec délectation.

  • Le prochain Docteur aux Droits signe alors un monumental ouvrage de 400 pages, composé d'un entassement de sonnets qu'entrelardent assez erratiquement de longs morceaux de bravoure pieuse (prières, oraisons, odes et syndérèses - il aime les syndérèses !) qui sont à vrai dire plus pesants (étouffe-chrétiens) que propres à magnifier son talent (n'étaient certaines laisses exemplaires qu'on lira dans le choix subséquent). Mais il faut considérer cet amas - sorte d'encyclopédie très modernement construite, baroque dira-t-on - pour ce qu'il est sans doute : le témoignage d'une urgence autant que la preuve d'une frénétique inspiration juvénile. Il n'est pas étonnant, alors, de lire dans ces poèmes la détestation d'un homme jeune pour la prochaine décrépitude de son corps, qu'il va « illustrer » jusque dans les détails les plus épouvantables de cette avanie promise !

  • Trubert

    Douin De Lavesne

    • Lurlure
    • 25 Octobre 2019

    Ce poème inclassable, écrit à la fin du XIIIe siècle par un trouvère dont on ne sait rien, est une sape infernalement drôle qui bat en brèche toutes les valeurs auxquelles est adossée la société de ce temps. La violence extrême, réelle ou symbolique, y devient une forme d'art qui, par son systématisme et son apparente gratuité, anticipe de plusieurs siècles certaines performances dadaïstes et surréalistes.

  • Bestiaire

    ,

    • Al manar
    • 7 Mars 2022

    Ce Bestiaire de José Moreno Villa a été publié pour la première fois en 1917, dans la revue Espana. Il n'est pas sûr que Moreno Villa ait eu connaissance du Bestiaire d'Apollinaire, paru en 1911. Quoi qu'il en soit, une quelconque influence du poète français paraît difficile à détecter dans ces textes qui tiennent davantage de la charge sociale que de la grâce orphique. En revanche, il est clair qu'il s'est inspiré du modernisme et de ce surréalisme que reflètent sa peinture et ses dessins. Tour à tour tendres, drôles ou franchement inquiétants, voire angoissants, ces textes contiennent sans doute beaucoup d'un être qui se retire et, ce faisant, n'a d'autre choix que celui de la métamorphose et de la fable.

  • Proto poemes epidemik

    Joël Hubaut

    • Dernier telegramme
    • 14 Mai 2021
  • Vies d'anges ; satire illustrée

    ,

    • L'une et l'autre
    • 3 Octobre 2017

    Ayant depuis toujours expliqué ce qui était explicable, les mots, autre qu'à nous conforter dans les choses de l'ordre, n'ont pas réussi à nous faire changer l'ordre des choses. Amer constat de l'auteur qui, dans ce recueil, a sans vergogne pris un malin plaisir à mélanger formules de langages et diverses expressions entendues, manière de fabriquer un salmigondis amphigourique à tonalité poétique, comique, voire même burlesque, menant à une pensée anarchique des plus sulfureuses.

  • Sous ton pas

    Dominique Massaut

    • L'arbre a paroles
    • 9 Mai 2018

    Un recueil rythmé par la répétition d'un groupe de mots et la continuité entre chacun des poèmes. sous ton pas.
    Il y a les pas.
    Des dinosaures et des fourmis.
    Des termites.
    Des mammouths.
    Des pithécanthropes.
    Des péripatéticiens.
    Des ermites.
    Des rugissants.
    Des félines.
    Des singes savants.
    Des cancres.
    Des crânes voués aux vents.

  • Ce titre quelque peu étrange nous entraîne dans un univers singulier et très original, celui d'un chien. Chien savant ? Chien errant ? Chien rêvant ? Peut-être les trois. Son quotidien ne se contente pas de l'ordinaire. Il invite le lecteur à partager son errance sur la surface du globe terrestre. Une divagation géographique et mentale où la notion du territoire se confronte à l'appétit grossier des conquérants et dictateurs qui ont marqué les heures sombres de l'humanité. Ce petit chien aime humer l'air du temps en marchant toujours de l'avant, parce que tous les chemins mènent au-delà des étoiles. Du coeur de l'homme au coeur de l'univers. Tout pour lui est prétexte à réflexions. Dans la solitude de sa condition, il échafaude des pyramides mentales. Monuments imaginaires qui sont pour lui autant de moyens pour combler le vide quand il n'y a plus de réponses à rien.

  • Estru spiritosu ; dix chef-d'oeuvre

    Ghjermana de Zerbi

    • Albiana
    • 10 Octobre 2014

    La tradition ténébreuse qui s'accroche sans jamais se dé-mentir à l'histoire de la Corse peut sembler, pour l'obser-vateur non averti, liée au tempérament des habitants de l'île. Quoi d'étonnant alors à penser que toute expression culturelle est elle-même empreinte du tragique, fataliste, morbide, mortifère...
    La littérature dit pourtant que la situation est moins uni-forme qu'il n'y paraît, plus complexe, pour le moins...
    La réunion dans cette anthologie des écrits de dix auteurs marquants depuis le XVIIIe siècle est la preuve éclatante qu'en Corse l'on sait rire et utiliser tous les genres pour arriver à cette fin : comédie, satire, parodie, gag...
    Cette anthologie est offerte en version bilingue pour que chacun puisse apprécier la forme originale et, pour ceux qui ne lisent pas le corse pour goûter la saveur de l'hu-mour qui animait les auteurs de l'époque et fait rire et sou-rire les Corses aujourd'hui encore.

  • Voyelles et voyous

    Frédéric Blanc

    • Mon petit editeur
    • 10 Mai 2017

    C'est riche de mots et de sens, ça pique, ça bouscule, c'est drôle, c'est mélancolique, absurde, ça touche, c'est tout un univers, et une fois qu'on y entre, on y est bien, puis ça donne envie de sortir, de boire des coups, de vivre, de faire des choses de ses mains, de ses pieds et de sa tête... et les nouvelles à la fin, c'est drôle, c'est original, on rit de bon coeur, avant de refermer son livre et d'espérer que ce ne soit qu'un au revoir.

  • Apocalypso

    Olivier Hoffmann

    • Auxilivre
    • 16 Novembre 2016
  • Le jeu des pantins

    Yves Semeria

    • Stellamaris
    • 20 Mars 2018

    Yves Séméria n'appartient à aucune école poétique, à aucun mouvement contestataire de la littérature moderne, à aucune chapelle sectaire. Il n'est même pas assuré qu'il soit un bon poète. Et il n'est même pas sûr que d'aucuns puissent en juger dans l'état actuel de notre civilisation. Quoi qu'il en soit il sut faire vivre et jouer ces pantins de papier pris dans leurs interminables rondes....

  • Ici l'on fait ce que l'on veut

    Jean-François Regnard

    • Obsidiane
    • 10 Mai 2019

    Non content d'être un dramaturge fort apprécié, Regnard s'adonna aussi à la satire avec beaucoup d'habileté et de verve ; c'est cet aspect peu connu de son talent que nous donnons à lire principalement ici à travers des satires, donc, des épîtres et des chansons...

  • Complainte des damnés et des amants du monde

    Frédéric Gayoso

    • Societe des ecrivains
    • 6 Novembre 2019

    « Avance ! Vil baudet poussif ! Enfoiré de mulet geignard ! Vaincus, nous nous abattions, avachis, devant cette icône mouvante, lumineuse et païenne, devant cette vestale électronique, gardienne de chaque foyer microscope et microcosme dans les cités et hameaux perdus de la ceinture planétaire : «La Télé !!!...» » D'une écriture ne ménageant pas le lecteur, Frédéric Gayoso dépeint le triste tableau de l'Homme moderne qui court sans cesse sombrement après l'argent, s'abrutit avec des écrans, au point de perdre sommeil et sens de la communication. Maniant néologisme et franchise avec virtuosité, l'auteur décrit les défauts qui mènent notre société à sa déchéance. Dans cet ouvrage au ton mordant, Frédéric Gayoso ne liste pas des fléaux de civilisations pour critiquer gratuitement ce qui le révolte. Loin de là, il invite, non pas à « trouver » mais, à disposer de notre temps afin de réapprendre à communiquer et à créer intelligemment.

  • Postverbes

    Patrick Charriez

    • Nombre 7
    • 5 Décembre 2019

    L'auteur transforme et magnifie dans cet ouvrage plus de trois cents citations et proverbes, produisant ainsi ce qu'il appelle avec humour des "Postverbes" : une matière riche, pour se distraire mais aussi pour réfléchir et méditer.

    QUELQUES POSTVERBES.

    À père avare, fils banquier.
    À tout seigneur, tout horreur.
    Aussitôt ri, aussitôt en paix.
    Beaucoup de silence pour tout.
    Béni soit qui bien y pense.
    Ce n'est pas à un vieux sage qu'on apprend à taire des grimaces.
    Capitalisme bien ordonné commence par soi-même.
    Faute avouée, et tu peux recommencer.

  • Un souffle de liberte

    Olam

    • Hugues facorat
    • 17 Novembre 2020
  • Du bon usage des cimetières parisiens

    Lucien Clarini

    • Illador
    • 15 Janvier 2021

    Ancien tailleur de pierres, Lucien Clarini, moqueur et gouailleur, frondeur et ironique, à l'érudition raffinée, nous livre ses poèmes iconoclastes à l'issue de ses promenades dans les cimetières parisiens.   « Sont là beaucoup d'anonymes éminemment respectables. Quelques célébrités aussi, et pas mal de canailles avec médailles.

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