Hazan

  • La peinture chinoise Nouv.

    Une nouvelle édition, avec changement de couverture, reliure à lacets, et impression en double-pages non séparées de cette somme exceptionnelle sur La peinture chinoise, riche de plus de deux millénaires de développement et d'invention, sur le même principe à succès que la réédition de L'estampe Japonaise en 2018.

  • Paris-Athènes : naissance de la Grèce moderne 1675-1919 Nouv.

    En 2021, la Grèce fêtera le bicentenaire de sa guerre d'indépendance ; c'est également il y a 200 ans, en 1821, que la Vénus de Milo est entrée dans les collections du musée du Louvre. L'ouvrage revient sur les différents liens culturels, diplomatiques et artistiques qui unissent la France et la Grèce entre le XVIIe et le début du XXe siècle, depuis l'ambassade du marquis de Nointel à Constantinople jusqu'à l'exposition indépendante du groupe grec TECHNE à Paris.
    La France redécouvre par le biais de ses ambassadeurs, ses artistes et ses archéologues une Grèce fortement imprégnée de son passé byzantin et ottoman. L'histoire antique de la Grèce est sans cesse enrichie par les nombreuses fouilles qui permettent d'apporter le concours de la science à l'archéologie, auparavant essentiellement littéraire. Après son indépendance, l'enjeu primordial pour la Grèce est de se créer une identité propre et surtout moderne : l'Europe, fortement impliquée dans cette Révolution, fait circuler des modèles, des idées et exerce son influence sur le nouvel état.
    A travers de nombreux médiums, la peinture, la sculpture, l'archéologie, la littérature, le costume, l'architecture, la photographie, nous découvrons l'ampleur de ces relations et la construction de l'identité grecque moderne au contact des nations européennes.
    Cette brève histoire des relations franco-grecques permet de mettre en lumière ce que la Grèce doit à la France, mais également ce que la France doit à la Grèce.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition « UDERZO. Comme une potion magique »,présentée au musée Maillol de Paris du 17 avril au 30 septembre 2021,sous la direction de la famille Uderzo.COMME UNE POTION MAGIQUE par Ada & Sylvie Uderzo : Nous avions cru que, pour une fois, le destin lui avait joué un mauvais tour. Alors que toute la Gaule était entrée en confinement depuis une semaine à peine, au petit matin du 24 mars 2020, Albert Uderzo s'est endormi pour toujours, nous laissant seules, incapables de saisir la signification de son départ. Car personne n'est jamais vraiment préparé à cette mise en abîme, jamais. Avec le recul, nous avons compris que le destin lui avait offert, en réalité, ce qu'il désirait : s'en aller le plus discrètement possible, comme il avait tenté de vivre toute sa vie. Lui ne percevait pas la réalité de son parcours, l'arc incroyable qui lui avait permis de partir d'un point zéro pour atteindre les étoiles. Nous retrouvant avec ses dessins, avec ses personnages et avec sa célèbre signature, nous nous sommes interrogées sur ce qu'il aurait aimé que nous fassions. Rendre un hommage à sa carrière sans équivalent nous a très vite paru être une obligation, un besoin, une nécessité. Comme une potion magique. Une exposition devait en être le point d'orgue. La bande dessinée, longtemps considérée comme un art mineur, mérite aujourd'hui d'entrer dans les musées. Le musée Maillol, au coeur de Paris, était le parfait écrin pour accueillir ses planches, ses dessins, ses couvertures, qui, pour la plupart, n'étaient jamais sortis de son bureau. Nous souhaitions que, comme nous, les lecteurs des albums découvrent l'envers du décor, les coulisses du travail acharné auquel il s'était astreint toute sa vie. En soixante ans de carrière, de 1945 à 2005, il a tant crayonné, encré, souvent colorisé, que de Zartan à Astérix, en passant par Clopinard, Arys Buck, Jehan Pistolet, Luc Junior, Oumpah-Pah, Tanguy et Laverdure et tant d'autres jusqu'à Astérix, Obélix, Idéfix, nous voulions que le public puisse saisir la vraie dimension de son travail. Offrir à ses lecteurs de six à quatre-vingt-dix ans la possibilité de partager un moment privilégié avec lui. Car il nous répétait qu'il devait tout à son public. De la Vénétie à Lutèce, « Uderzo. Comme une potion magique » vous fera voyager au coeur de ses bulles...

  • Tourbillons impressionnants, flots tumultueux des rivières, torrents bouillonnants, cascades vertigineuses, violentes intempéries, douces pluies poétiques, neige immaculée et silencieuse : l'eau sous ses multiples formes occupe une place essentielle dans les estampes japonaises des XVIIIe et XIXe siècles. La mer surtout, omniprésente dans l'archipel nippon, participant de l'identité des Japonais, est sublimée. Parmi les représentations récurrentes de vagues impétueuses déferlant sur le rivage, menaçant des embarcations, se brisant sur les falaises, les rochers et les récifs, une image aussitôt s'impose : celle de la célèbre Grande Vague de Hokusai. Des artistes tels que Hokusai en effet, mais aussi Hiroshige et Kuniyoshi vont devenir les maîtres incontestés de cette représentation de l'eau, relevant de véritables défis techniques pour saisir à la fois l'instantanéité et la pérennité du mouvement, en exprimer l'éternel recommencement, en traduire l'ampleur et la force. Jeux de lumières, de couleurs et de lignes, stries profondes, traits vifs, courbes ou volutes leur permettent de synthétiser et de schématiser les divers mouvements des eaux, tour à tour dormantes, bouillonnantes ou écumantes. À partir des années 1830, un nouveau pigment, le bleu de Prusse, va leur permettre de rehausser leurs oeuvres d'une teinte intense et profonde, donnant à l'eau toute sa force d'expression, autorisant tous les contrastes et les variations infinis de bleus.Dans un style tout à la fois réaliste, abstrait et innovant, ces maîtres de l'estampe capturent le caractère unique et quasiment sacré de l'eau dans une véritable communion avec la nature, et nous livrent leur vision d'un monde empreint de spiritualité.

  • Chaïm Soutine, Willem de Kooning, la peinture incarnée Nouv.

    Catalogue officiel de l'exposition Chaïm Soutine / Willem de Kooning, la peinture incarnée du 15 septembre 2021 au 10 janvier 2022.
    Le musée de l'Orangerie présente une exposition faisant dialoguer les oeuvres de Chaïm Soutine (1893-1943), peintre de l'École de Paris d'origine russe (actuelle Biélorussie) et de Willem de Kooning (1904-1997), expressionniste abstrait américain d'origine néerlandaise. Cette exposition s'attachera plus spécifiquement à explorer l'impact de la peinture de Soutine sur la vision picturale du grand peintre américain. Soutine a en effet marqué la génération des peintres d'après-guerre par la force expressive de sa peinture et sa figure d'"artiste maudit", aux prises avec les vicissitudes et les excès de la bohème parisienne. Son oeuvre a été particulièrement visible aux États-Unis entre les années 1930 et 1950, moment où l'artiste figuratif de tradition européenne est relu à l'aune des théories artistiques nouvelles. La peinture gestuelle et l'empâtement prononcé des toiles de Soutine conduisent critiques et commissaires d'exposition à le proclamer "prophète", héraut de l'expressionnisme abstrait américain.
    C'est précisément au tournant des années 1950 que Willem de Kooning entame le chantier pictural des Woman, toiles dans lesquelles se construit un expressionnisme singulier, entre figuration et abstraction. L'élaboration de ce nouveau langage correspond au moment où le peintre convoque l'univers artistique de Chaïm Soutine et s'y confronte. De Kooning découvre les tableaux de son prédécesseur dès les années 1930, puis à la rétrospective qui consacre le peintre au Museum of Modern Art à New York en 1950. Il sera particulièrement marqué ensuite par la présentation des toiles de Soutine dans les collections de la Fondation Barnes de Philadelphie, où il se rend avec sa femme Elaine en juin 1952.
    Mieux que tout autre artiste de sa génération, de Kooning a su déceler la tension entre les deux pôles apparemment opposés de l'oeuvre de Soutine : une recherche de structure doublée d'un rapport passionné à l'histoire de l'art, et une tendance prononcée à l'informel. L'oeuvre de Soutine devient alors une référence permanente pour l'artiste américain. De Kooning, qui cherche à dégager sa peinture de l'antagonisme art figuratif / art abstrait en élaborant une 'troisième voie' originale, trouve dans l'art de Soutine une légitimation de sa propre pratique.
    L'exposition mettra en dialogue les univers singuliers de ces deux artistes au travers d'une cinquantaine d'oeuvres articulées autour de thématiques essentielles : la tension entre la figure et l'informe, la peinture de la "chair", la pratique picturale "gestuelle" des deux artistes.
    Ces moments thématiques seront ponctués de remises en perspective historiques, par l'évocation de la rétrospective de Soutine au MoMA en 1950 et de la visite de de Kooning à la Fondation Barnes en 1952.

  • Cet ouvrage de référence nous guide parmi plus de 440 photographies qui ont marqué l'histoire du médium, de ses débuts, au xixe siècle, jusqu'à aujourd'hui.
    Le principe est simple : chaque double page ouvre une discussion autour d'un artiste dans son temps et de plusieurs photographies décodées pour tenter de dévoiler l'impulsion mystérieuse à l'origine de la prise de vue. Ian Jeffrey nous offre une lecture vivante et sensible des images, ponctuée d'anecdotes éclairantes que le lecteur sera enthousiaste de découvrir et de partager à son tour.
    Les photographes présents dans cet ouvrage :
    William Henry Fox Talbot, David Octavius Hill et Robert Adamson, Gustave Le Gray, Roger Fenton, Julia Margaret Cameron, Peter Henry Emerson, Frederick H. Evans, Eugène Atget, Louis Vert, Paul Géniaux, Jacques Henri Lartigue, Wilhelm von Thoma, Alfred Stieglitz, Lewis Hine, August Sander, Doris Ulmann, Alexandre Rodtchenko, Arkadi Chaïkhet, Boris Ignatovitch, François Kollar, Margaret Bourke-White, Edward Weston, Paul Strand, Albert Renger-Patzsch, László Moholy-Nagy, Erich Salomon, André Kertész, Germaine Krull, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Manuel Álvarez Bravo, Josef Sudek, Bill Brandt, Lisette Model, Helen Levitt, Robert Capa, Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Russell Lee, John Vachon, Jack Delano, Walker Evans, Ben Shahn, René-Jacques, Izis, Marcel Bovis, Robert Doisneau, Ansel Adams, Minor White, David Seymour, Louis Faurer, Robert Frank, Diane Arbus, Dorothy Bohm, Ed van der Elsken, Garry Winogrand, Lee Friedlander, Robert Adams, William Christenberry, William Eggleston, Shomei Tomatsu, Takuma Nakahira, Daido Moriyama, Lewis Baltz, Joel Meyerowitz, Stephen Shore, Anders Petersen, Joel Sternfeld, Candida Höfer, Barbara Kruger, Jeff Wall, Nan Goldin, Cindy Sherman, Axel Hütte, Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff, Jörg Sasse, Alec Soth, Rinko Kawauchi.

  • Ce livre se revendique comme une synthèse. Il invite le lecteur à découvrir à la fois les grandes fonctions de l'art, mais aussi la diversité des formes possibles de la création et les corrélations qui peuvent les unir. Enrichir le regard : Un dispositif concerté permet des allers et retours entre le texte, les commentaires et les images, tout au long de l'ouvrage. Découvrant, sur des millénaires, les échanges et les redécouvertes, d'une civilisation à l'autre, d'un continent à l'autre, le lecteur apprendra à confronter, ne serait-ce que pour mieux les différencier, des productions d'époques ou de lieux qu'il n'aurait pas songé à rapprocher.

  • Georgia O'Keeffe, une icône américaine Nouv.

    Cette biographie sur Georgia O'Keeffe est publiée à l'occasion d'une exposition rétrospective organisée par le Centre Pompidou du 08 septembre au 6 décembre 2021, qui, pour la première fois en France, célèbre cette artiste unique, à l'oeuvre inclassable. « Sentir l'Amérique, vivre l'Amérique, aimer l'Amérique », tel est le mantra de celle qui dans sa peinture a donné à ce continent sa propre voix. Georgia O'Keeffe pourrait être l'héroïne d'un roman d'aventures ou d'un western, tant elle a épousé la geste du Nouveau Monde. Et c'est comme un roman que se lit le récit de Marie Garraut, qui retrace avec la rigueur de l'historienne la trajectoire de cette écologiste avant l'heure, farouche incarnation de la femme émancipée et artiste dont l'oeuvre n'a cessé de se renouveler tout au long du xxe siècle.Fille d'immigrés, née dans le Wisconsin, Georgia O'Keeffe (1887- 1986) fait ses premiers pas de peintre à succès dans le New York des années 1920, où sa relation amoureuse avec le photographe et galeriste Alfred Stieglitz défraie la chronique. Sa peinture de fleurs, moderne et proprement américaine, bouleverse alors le monde de l'art. En quête de grands espaces, O'Keeffe rompt avec la ville et fait le choix du Nouveau- Mexique, sa terre d'élection, pour y peindre l'essence même de ce pays : ciels ardents, paysages de plateaux et de canyons, signes d'une présence animale immémoriale ou traces de spiritualité hispanique et amérindienne. La maîtrise de sa vie et le contrôle constant de son image - elle a été photographiée par les plus grands artistes de son temps - ont mené paradoxalement Georgia O'Keeffe vers un formidable espace de liberté. Clos ou ouverts, petits ou immenses, en ville ou au coeur de la nature, l'artiste a su construire des « lieux à elle » qui furent autant de terrains de réflexion et de création.

  • Véritable célébration des oiseaux, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon plus d'une soixantaine d'oeuvres des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Délicates mésanges sur des cerisiers en fleur, paons majestueux faisant la roue, hirondelles gracieuses en plein vol, chouettes endormies sur fond de ciel de pleine lune ou cacatoès aux ramages chatoyants, tous ces oiseaux révèlent la virtuosité, le raffinement et le don de l'observation de ces artistes intemporels. De Keisai, Keibun et Hokusai à Hiroshige et Koson, ces estampes subliment la beauté de la nature.

  • Ce coffret met à l'honneur le thème des fleurs, et plus généralement de la nature, si importants dans l'art japonais, à travers une sélection des plus célèbres estampes du genre ancestral du kachô-ga, ces « images de fleurs et d'animaux », de l'époque d'Hokusai au début du xxe siècle.
    Dès le début du xixe siècle, face à la politique d'isolationnisme du pays, les Japonais aspirent à plus de liberté, et trouvent dans la nature une échappatoire à la claustration ambiante et à l'asphyxie qui les menace à terme.

    Renouer avec la nature, écouter le rythme des saisons, admirer les fleurs de pruniers ou de cerisiers, goûter la fraîcheur du soir, contempler les premières neiges, ou surprendre l'envol des grues ou des oies sauvages sont autant d'occasions de longs voyages ou de simples promenades.
    Hokusai et Hiroshige saisissent cette évolution de la société japonaise, qu'ils transcendent dans leurs magnifiques estampes de fleurs.

    Conjuguant réalisme et spiritualité, observation directe et interprétation tout empreinte de shintoïsme et de bouddhisme, Hokusai (1760-1849), et Hiroshige (1797-1858) portent à sa perfection la représentation d'une nature magnifiée. Partant tous deux de l'observation de la faune et de la flore, ils en expriment, par des styles différents, la permanence et l'état d'éternel recommencement, en même temps que le caractère fragile et éphémère.

    Aucun grand maître de l'estampe n'a capturé aussi bien l'âme de la nature japonaise qu'Hokusai. Pour Edmond de Goncourt, c'est « le peintre universel qui, avec le dessin le plus vivant, a reproduit l'homme, la femme, l'oiseau, le poisson, l'arbre, la fleur, le brin d'herbe [...] qui a fait entrer, en son oeuvre, l'humanité entière de son pays ».

    Ces deux grands noms de l'estampe vont inspirer nombre d'artistes, ceux notamment du mouvement shin-hanga (« nouvelles gravures »), tels Imao Keinen (1845-1924) ou Ohara Koson (1877-1945), qui vont à leur tour célébrer les fleurs et la nature, et se passionner pour leurs plus infimes variations, puisant dans leurs formes et leurs textures une formidable source d'inspiration graphique Cette sélection des plus belles estampes dédiées aux fleurs ne se veut pas simplement descriptive mais elle révèle comment les artistes les rêvent, les fantasment et leur donnent une force symbolique propre. Les fleurs deviennent ainsi l'expression des émotions, mais aussi celle d'un rapport profond avec la nature, plus que jamais au coeur des questionnements actuels.

  • Catalogue officiel de l'exposition Edward Burtynsky - Eaux troublées du 23 juin au 26 septembre 2021 au Pavillon populaire - espace de la photographie de Montpellier.
    Du Golf du Mexique jusqu'aux berges du Gange et au moyen d'images aériennes, un tableau saisissant de l'eau et des systèmes imaginés par l'homme pour la maîtriser, comme une question posée à l'humanité présente et future sur son rapport à cette ressource vitale qui s'amenuise dangereusement. Au cours des cinq dernières années, l'artiste canadien Edward Burtynsky a voyagé à travers le monde, du golfe du Mexique aux rives du Gange, pour construire une ambitieuse représentation du cycle de l'eau toujours plus fragmenté. À travers ses immenses images aériennes et colorées, dont beaucoup frôlent l'abstraction, il retrace les différents rôles que joue l'eau dans notre mode de vie moderne : fondement d'écosystèmes sains et de sources d'énergie, élément clé de rituels culturels et religieux, et surtout ressource essentielle qui sera très bientôt épuisée.
    Nombre de ces images portent presque davantage l'attention non sur l'eau elle-même mais sur les systèmes que les humains ont mis en place pour l'exploiter, la modeler et la contrôler. Des photographies de puits à degrés labyrinthiques en Inde, de la construction d'un barrage massif et d'aquaculture en Chine, de cités de bâtiments préfabriqués au bord de l'eau et de systèmes d'irrigation dans l'Ouest américain sont présentées aux côtés de paysages desséchés, de régions fluviales asséchées, de marais salants fermes de crevettes aux couleurs inquiétantes. Certaines de ces photographies comptent parmi les images les plus abstraites réalisées par Burtynsky jusqu'à maintenant : les parcelles d'irrigation à pivot central sont soigneusement modelées en empilements totémiques et géométriques, les champs agricoles en terres arides sont quant à eux transformés en collections vertigineuses de formes biomorphiques. Ces images, parfois élégantes, parfois obsédantes, se placent entre le monde de la peinture et celui de la photographie et forment un portrait de l'eau dans le monde émouvant qui semble nous poser une question ouverte sur la relation passée, présente et à venir entre l'humanité et le monde naturel.
    Ce livre explore ainsi la relation de plus en plus tendue entre l'humanité et cette ressource naturelle la plus essentielle au monde.

  • Cette nouvelle édition poche, revue et corrigée, s'enrichie d'une préface émouvante de la petite-fille de Ernst H.Gombrich qui raconte la genèse de ce livre désormais iconique. Aussi audacieux que cela puisse paraître, raconter l'histoire de l'humanité en quelque trois cent pages est le pari fou que s'est lancé Ernst Grombrich, et qu'il a relevé avec brio. Tutoyant ses lecteurs, petits ou grands, et considérant que ceux-ci savent réflechir par eux-mêmes, il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme dans un roman au long cours, avec toujours cette question centrale qui guide son propos : quels épisodes du passé ont eu une influence sur la vie de l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le plus ? Un ouvrage formidable pour apprendre l'histoire sans en avoir l'air, comme l'explique si bien Gombrich : "j'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation."

  • Les nombres sont, dans la pensée pythagoricienne, « l'étoffe » de l'univers, les principes qui gouvernent toutes choses. L'oeuvre d'art n'échappe pas à ce constat : elle s'appuie sur un rythme et des proportions, par conséquent sur le nombre, et c'est encore plus manifeste lorsqu'un nombre est au centre de son sujet, historique ou fictif. Cet ouvrage envisage la façon dont la représentation artistique est régie par le nombre des éléments qu'elle renferme, objets, personnages, motifs structurels. Il constitue, plus largement, un panorama de la présence esthétique et symbolique des nombres dans tous les arts.
    Explorant les neuf premiers nombres, l'essai de Robert Bared, de type encyclopédique et fort d'une objectivité pédagogique, interroge aussi notre relation à l'autre et à nous-même, à travers le narcissisme, le dédoublement, le triangle amoureux, le quatuor amical, et se lit comme une invitation sensible à une autre intimité du monde.

  • Dalí, l'énigme sans fin

    Collectif

    • Hazan
    • 23 Juin 2021

    Cette publication officielle de l'exposition immersive Dali, l'énigme sans fin du 19 mai au 02 janvier 2022 à l'Atelier des Lumières de Paris revient sur plus de 60 années créatrices du maître catalan qui a parcouru et inventé plusieurs styles artistiques. Exposées à travers le monde (Théâtre-Musée Dalí à Figueres, The Dalí Museum en Floride, Musée Reina Sofía à Madrid, MoMA à New-York...) ces oeuvres aux multiples niveaux de lecture laissent apparaître les détails des coups de pinceau, des traits et des jeux de matières. Des chefs-d'oeuvres emblématiques, de La Persistance de la Mémoire au Visage de Mae West comme un appartement surréaliste en passant par Léda Atomique et La tentation de Saint Antoine, révèlent le talent de Salvador Dalí, créateur de nouveaux langages et de toiles uniques, inspirées des grands maîtres de la peinture tels que Vélasquez, Raphaël, Michel-Ange, Vermeer ou Millet.
    Cette rétrospective exceptionnelle propose un voyage hors du temps qui réveille l'inconscient où l'oeuvre de Dalí reste un mystère et une énigme sans fin.

  • Grands voyageurs et passionnés de nature, Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858) ont révolutionné l'art de l'estampe japonaise dès la fin du xviiie siècle, en portant à son apogée le genre du paysage. Peuplant leurs vues de scènes de la vie quotidienne, ils se sont largement appropriés le thème des saisons, au coeur de la pensée japonaise depuis la fin de la période Yamato (250-710). Dès le vie siècle, les poètes s'emparent du sujet en lui associant une iconographie propre : la floraison des cerisiers devient le grand symbole du printemps et le soleil celui de l'été. L'automne appelle à la contemplation des feuilles d'érables et de la lune. L'hiver vient avec les premières neiges... Les artistes, largement influencés par le modèle chinois, s'approprieront ensuite cette vision simplifiée du cycle de la nature. Dès l'époque de Heian (794-1185) émergent de nouveaux genres liés au cycle de la nature, comme les peintures des quatre saisons, des douze mois de l'année et des lieux célèbres. Toutefois, c'est à l'époque d'Edo (1600-1868) que le thème de la nature connaît son plus grand succès avec l'estampe, et plus particulièrement avec le paysage, propice à la représentation des saisons. Avec les illustres Hokusai et Hiroshige en chefs de file, les artistes du paysage capturent toutes les variations de la nature, s'attachent aux scènes enneigées comme aux jardins de cerisiers ensoleillés, aux promeneurs luttant contre la pluie ou admirant les feuilles d'érables rougeoyantes. Ce genre leur survivra, au Japon mais également en Occident où il aura une influence considérable sur l'oeuvre des impressionnistes. Il renaîtra au début du xxe siècle, avec les derniers grands maîtres japonais du paysage et de l'estampe, et Hasui (1883-1957) qui s'attacha autant qu'Hokusai et Hiroshige à la représentation des saisons. Désormais, l'immuable cycle de la nature se fond dans un paysage moderne, bouleversé par les grands changements de la seconde moitié du xxe siècle. Hasui réactualise ce thème intemporel, encore aujourd'hui au coeur des préoccupations du Japon d'aujourd'hui.
    Ce petit coffret met à l'honneur ce sujet si cher aux Japonais en proposant une sélection des plus célèbres estampes, issues de l'oeuvre des plus grands artistes du paysage, de l'époque d'Hokusai à celle d'Hasui, et en les accompagnant d'un livret explicatif.

  • L'estampe japonaise

    Nelly Delay

    • Hazan
    • 31 Octobre 2018

    Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir... autant de thèmes qui sont source d'inspiration permanente pour les artistes de l'Ukiyo-e, à travers les siècles.
    Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu'à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l'art de l'estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.
    Elle explique les origines de l'estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l'idée d'utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l'Ukiyo-e d'accéder par la suite à un véritable âge d'or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d'acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d'autres...
    Si le livre suit un plan chronologique qui s'impose sur pareil sujet, l'auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d'époques très différentes afin de faire percevoir l'art de l'estampe hors du temps, au-delà des oeuvres et des écoles. L'originalité et l'abondance de l'iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l'importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d'éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis.

  • Pendant plus de quarante ans, entre 1863 et 1905, se sont déployés les parcours de nombreux artistes singuliers et novateurs. Qu'ils se nomment Manet, Degas ou Monet, Renoir, Cézanne ou Pissarro, qu'il s'agisse de Gauguin ou de Seurat, de Van Gogh ou de Toulouse-Lautrec, tous misent sur une indépendance et affirment de nouvelles manières de peindre. Tandis que certains ont été dénommés impressionnistes par dérision, d'autres les ont accompagnés, suivis ou dépassés.
    Comment retracer leur histoire au plus près ? En leur emboîtant le pas année après année, en les suivant au quotidien, dans leur époque. Ils étudient dans un atelier libre, se réunissent au café, conçoivent des expositions. Ils partent à Chatou ou en bord de mer, dans le Midi ou aux Marquises. Ils posent leur chevalet face à une cathédrale ou des tempêtes. Ils rendent le fugitif d'une perception, usent d'une technique large, privilégient les couleurs claires. Ils montrent la vie moderne, peignent le Paris d'Haussmann, se divisent pendant l'affaire Dreyfus. Ils scandalisent ou enthousiasment. Une révolution artistique et symbolique s'engage.
    Une histoire vivante et foisonnante, richement illustrée, qui s'appuie sur les lettres des artistes à qui elle donne la parole.

  • Publication officielle de l'exposition immersive Cézanne, le maître de la Provence aux Carrières de Lumières aux Baux de Provence (19 mai 2021-02 janvier 2022).
    « Cezanne, maître de la Provence » propose un voyage au coeur des oeuvres majeures de l'artiste aixois, suivant le fil rouge de la nature vers la Provence et la Sainte-Victoire. L'exposition numérique et immersive des Carrières de Lumières, ainsi que ce catalogue, présente les chefs-d'oeuvre les plus significatifs de Cezanne (1839-1906) tels que ses natures mortes aux pommes, Les joueurs de cartes (1890-95) et Les grandes baigneuses (vers 1906). Peintre autodidacte aux 900 toiles et 400 aquarelles, Cezanne représente des portraits, des natures mortes, des paysages, des scènes historiques et réalise de multiples versions d'un même sujet, expérimentant sans cesse les possibilités de la matière picturale. Sa peinture est aussi d'une profonde et entière sincérité, entretenant l'incertain, la passion. Cezanne est un homme au travers duquel se jouent quantités de dialogues picturaux.

  • Sur les chemins du paradis

    Collectif

    • Hazan
    • 12 Mai 2021

    Sur les chemins du paradis présente plus de cent oeuvres aux techniques et provenances différentes : miniatures, manuscrits, peintures, céramiques, objets rituels, tapis, arts graphiques, photographies et vidéos qui retracent les métamorphoses de l'idée de "paradis" dans l'histoire des cultures chrétienne, judaïque et musulmane, du troisième millénaire avant JC à l'époque contemporaine. Pas à pas, le comité scientifique réuni à l'occasion de cet ambitieux projet, historiens, philosophes et écrivains, nous guide sur les chemins des paradis des trois religions monothéistes. Des traditions orales aux textes fondateurs, de la Création au jardin d'Eden, du paradis terrestre à la Terre Promise et aux anges messagers, le livre nous invite à un voyage entre imaginaire collectif, croyance et histoire de l'art, pour entrevoir un au-delà peint, rêvé, fantasmé, écrit.
    Manuscrits, vidéos, peintures, arts graphiques, objets d'art... autant de médiums présents dans cet ouvrage illustrent la diversité et la richesse des réflexions des artistes de tout siècle, d'Occident et d'Orient (Jan Brueghel l'Ancien, d'Albrecht Dürer, de William Turner, de Marc Chagall, de Georges Braque ou encore de Pierre et Gilles, Gérard Garouste...) qui ont représenté le paradis.

  • Hiroshige ; cent vues d'Edo

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 21 Octobre 2020

    L'un des plus célèbres recueils d'estampes de Hiroshige, le dernier publié de son vivant, reproduit en fac-similé avec une reliure à la japonaise, sous forme de coffret prestigieux, accompagné d'un livret explicatif décrivant chacune des estampes de la suite du grand maître japonais.
    En 1855, un terrible tremblement de terre dévaste la ville d'Edo (rebaptisée Tokyo par la suite), et environ dix ans plus tard, Hiroshige (1797-1858) entreprend de dessiner les cent visages de sa ville natale. S'il restitue les changements bien réels de la cité, il y introduit aussi la projection de ses propres rêves, empreints de nostalgie. Le célèbre paysagiste donne ainsi à voir avec lyrisme les sites les plus renommés, parfois leur reconstruction récente, mais il rend compte également avec précision de la vie quotidienne des habitants, de leurs coutumes et de leur environnement. Bien que, traditionnellement, les paysages soient présentés au format horizontal, Hiroshige a choisi avec audace la verticalité pour ce recueil - le dernier publié de son vivant -, jouant avec les gros plans et les compositions originales, et confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe ukiyo-e.

  • Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Catalogue officiel de l'exposition Léonard de Vinci au musée du Louvredu 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

    À l'automne 2019, le musée du Louvre organisera une exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci. Un corpus d'oeuvre unique que seul le musée du Louvre pouvait rassembler, en complément de son fonds exceptionnel de tableaux et dessins du maître italien.

    Cette date revêt pour le Louvre une signification toute particulière : l'année 2019 marque le cinquième centenaire du décès de l'artiste, à Amboise. À l'invitation du nouveau roi de France, François Ier, Léonard de Vinci quitta en effet l'Italie pour la France à la mort de son protecteur, Julien de Médicis. Il arriva sans doute vers novembre 1516 dans la demeure du Clos Lucé, située à quelques pas de la résidence royale d'Amboise.

    C'est là que François Ier logea magnifiquement Léonard, qu'il nomma « premier peintre, ingénieur et architecte du roi » et pensionna royalement. L'artiste y vécut les trois dernières années de sa vie, organisant ses notes sur divers sujets scientifiques et artistiques en vue d'en publier des traités et travaillant à ses tableaux dont il n'avait jamais voulu se séparer : la Sainte Anne, La Joconde, le Saint Jean Baptiste. On garde aussi de ce temps d'admirables dessins sur des papiers de fabrication française, démontrant qu'il travailla à une monumentale sculpture équestre, à des projets hydrauliques ou à l'organisation de festivités pour le souverain.

    Le grand génie italien de la Renaissance mourut au Clos Lucé le 2 mai 1519. C'est ainsi que le Louvre conserve près du tiers du corpus des tableaux de l'artiste : les peintures apportées en France, achetées par François Ier, entrèrent alors dans les collections royales, où se trouvaient sans doute déjà La Vierge aux rochers et La Belle Ferronnière, acquises par Louis XII. À cet ensemble extraordinaire, qui constitue l'origine même des collections du musée du Louvre, s'ajoute un fonds exceptionnel de vingt-deux dessins de Léonard de Vinci.

    Le cinquième centenaire du décès du maître italien offre donc au Louvre l'occasion singulière de réunir autour des cinq grands tableaux de ses collections la plus grande part possible des peintures de Léonard (quatorze à dix-sept, selon les spécialistes, lui sont de nos jours attribuées), afin de pouvoir les confronter à un large choix de dessins ainsi qu'à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures qui en offriront une contextualisation concrète.

    Cette rétrospective internationale permettra ainsi de présenter les résultats des recherches les plus récentes, associés à la réédition critique de la documentation fondamentale, en même temps que les dernières études scientifiques conduites en laboratoire ou lors des récentes restaurations menées par le musée du Louvre.

  • « Une de mes plus tenaces ambitions d'éditeur avait été de publier les Fables de La Fontaine dignement illustrées. C'est au peintre russe Marc Chagall que je demandai l'illustration du livre. On ne comprit pas ce choix d'un peintre russe pour interpréter le plus français de nos poètes. Or c'est précisément en raison des sources orientales du fabuliste, que j'avais songé à un artiste à qui ses origines et sa culture rendaient familier ce prestigieux Orient. Mes espérances ne furent pas déçues : Chagall fit une centaine de gouaches éblouissantes ».
    Ainsi se souvient Ambroise Vollard, le célèbre marchand d'art qui, en 1925, confie à Marc Chagall ce projet. L'artiste réalise une centaine de gouaches en couleurs pour préparer le travail de gravure en noir et blanc, s'inspirant de sa culture russe et de la richesse des paysages français. Bien plus qu'un projet éditorial, cette commande est pour Marc Chagall un passeport vers la France, qui l'inscrit et l'enracine dans les pas des artistes et des écrivains français. Pendant la création des gouaches, sa femme Bella lui lit à haute voix les Fables, parlant à son imaginaire et à son inspiration. Le décès d'Ambroise Vollard en 1937 interrompt la publication de l'ouvrage, qui ne paraîtra qu'en 1952, à l'initiative de Tériade.
    Ce coffret célèbre ce dialogue entre deux artistes exceptionnels, La Fontaine, d'une part, aujourd'hui le plus connu des poètes français du xviie siècle, styliste éblouissant et moraliste de la nature humaine ; et Marc Chagall, d'autre part, qui livre sa vision onirique et personnelle des Fables, nourrie par les paysages enneigés de Vitebsk et par un animisme hérité des traditions hassidiques d'Europe de l'Est, ponctuée des couleurs et des atmosphères de la Bretagne, de l'Auvergne et du midi de la France.
    Réalisé en collaboration avec le Comité Marc Chagall, ce coffret rend hommage à cette rencontre artistique originale, à travers une soixantaine de gouaches magnifiques, accompagnées pour la première fois de leurs gravures. Il est complété d'un livret explicatif qui relate la genèse et le sens de ce dialogue entre les deux artistes.

  • Cet ouvrage se veut une véritable déclaration d'amour à Paris, un inventaire intime et émotionnel d'un Paris de toutes les histoires et de la grande Histoire. L'auteur, Sophie Chauveau, part en exploratrice arpenter ses rues, ses places et ses cafés, ses jardins, ses monuments et ses musées, y trouver la magie des lieux où vécurent les peintres et les écrivains qui ont écrit et immortalisé pour toujours la ville. Elle part à la recherche de tous les Paris, aimés ou détestés. Elle part à la recherche de ses souvenirs et des nôtres aussi.
    Du Paris iconique de Montmartre, des Champs-Élysées, de Notre-Dame ou de la tour Eiffel, au Paris des rues et de la Seine, l'auteur flâne et redécouvre l'âme d'une ville à travers les plus beaux textes de Proust, Balzac, Maupassant, Hugo, Modiano, et des chefs-d'oeuvre de Raguenet, Pissarro, Caillebotte, Manet, Renoir, Béraud, Monet, Van Gogh et de bien d'autres encore.
    Ce livre propose une anthologie illustrée inédite, qui puise dans la littérature et la peinture, du xvie siècle à nos jours, et met en valeur toute la beauté de Paris. Ce dialogue riche et contrasté entre citations choisies et peintures célèbres révèle un Paris qui a su attirer les plus grands artistes du monde, qui a nourri leur imaginaire et leur créativité.

    « Il existe mille lieux à Paris dont le talent des hommes a marqué l'histoire. Paris est si petit qu'il y fleurit une étonnante accumulation de génies au mètre carré. Au 50, rue de Vaugirard, madame de Lafayette rédigea la Princesse de Clèves, Balzac écrivit La Peau de Chagrin, rue Cassini, et Alain Fournier y acheva Le Grand Meaulnes. Pascal vécut sa nuit de feu au 54 rue Monsieur. Mallarmé, Zola et Manet vivaient et créaient sans quitter les Batignolles, où le mouvement impressionniste se tenait en embuscade. »

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