Vrin

  • Discours de la méthode

    Rene Descartes

    • Vrin
    • 7 Octobre 2002

    René descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu'il a pris le penser pour principe.

    On ne saurait se représenter dans toute son ampleur l'influence que cet homme a exercée sur son époque et sur les temps modernes. il est ainsi un héros qui a repris les choses entièrement par le commencement, et a constitué à nouveau le sol de la philosophie, sur lequel elle est enfin retournée après que mille années se soient écoulées.

  • « Maintenant je viens à un point, lequel est à mon avis le ressort et le secret de la domination, le soutien et le fondement de la tyrannie » - un mystère résumé dans son titre, tout autre que celui de Contr'un qui le réduirait à un mot d'ordre, tout autre aussi que les arrangements factices avec lesquels on a tenté en vain de le confondre. Qu'est-ce donc au juste que cette servitude volontaire ?. Le Discours de la servitude volontaire interroge d'abord une énigme, celle d'une soumission active au tyran, qui fait obstacle à la capacité de penser et étouffe tout désir d'émancipation. Les racines de la tyrannie dont traite La Boétie, se situent à l'articulation de la politique et de l'éthique. Pour autant, ce ne sont pas seulement les repères éthiques qui sont menacés, mais également les frontières de l'individu. Le Discours propose ainsi d'interroger « ce qui se fait en tout pays, par tous les hommes, tous les jours ».

  • Dès la parution du Traité de la nature humaine, Hume avait été accusé d'entretenir des paradoxes sceptiques. A cette accusation, l'Enquête sur l'entendement humain répond d'une triple façon : 1) sur le mode discret d'une incontestable autocensure; 2) sur le mode positif d'une science sceptique et positive de la nature humaine; 3) enfin, par la définition d'une règle de bonne conduite : le scepticisme-mitigé.

  • « De quoi s'agit-il dans les Fondements de la métaphysique des moeurs et dans la Critique de la raison pratique? Du fondement du discours moral, d'un discours cohérent, absolument valable pour tous les êtres doués de raison, obligeant tout ce qui est fini et raisonnable. Il ne s'agit pas d'une morale au sens traditionnel du terme, d'un système de règles de conduite pour des situations concrètes, de prescriptions précises, d'interdictions à observer. Ce que cherche Kant, c'est exactement ce qu'indique le titre du premier de ces écrits : un fondement de la métaphysique des moeurs, non celle-ci. Des morales, l'histoire et le présent en sont remplis, sans qu'aucun des systèmes prônés puisse prétendre à une validité universelle : la morale reste à fonder ».
    E. Weil, Problèmes kantiens, p. 149.

  • " J'avoue que dans l'Amérique j'ai vu plus que l'Amérique ; j'y ai cherché une image de la démocratie elle-même, de ses penchants, de son caractère, de ses préjugés, de ses passions.
    " La gloire de Tocqueville n'est pas seulement celle d'un analyste politique exceptionnel ; c'est aussi, depuis la récente redécouverte de son oeuvre, celle d'un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la sociologie, et qui pourrait aider à comprendre les problèmes qui se posent constamment dans les démocraties modernes. L'égalité des conditions, l'individualisme, le despotisme démocratique, les relations entre maîtres et serviteurs, l'esprit de liberté et l'esprit de religion, autant de notions qui dessinent aujourd'hui encore les contours d'une philosophie de la démocratie.

  • Voici une édition avec notes allégées (i.e. sans les notes de commentaires de l'édition grand format, parue en 2006) de la Phénoménologie de l'esprit (1807). Celle-ci expose le parcours nécessaire menant une conscience - soucieuse de vivre une expérience théorique et pratique non contradictoire du monde - de l'attachement sensible à ce monde à sa maîtrise spirituelle (religieuse et philosophique). Elle introduit donc scientifiquement - dans un discours conceptuellement démontré - à la réconciliation pensante de la pensée et de l'être, c'est-à-dire à la science spéculative ou au savoir de soi absolu de cet être, qui développera son contenu dans l'Encyclopédie des sciences philosophiques. Elle veut être l'auto-fondation philosophique, dans le phénomène ou l'apparaître à soi conscientiel, de l'esprit, qui, seul, est.

  • "La faculté de juger, qui dans l'ordre de nos facultés de connaître, constitue un terme intermédiaire entre l'entendement et la raison, possède t-elle aussi, considérée en elle-même, des principes a priori ; ceux-ci sont-ils constitutifs ou simplement régulateurs (n'indiquant pas ainsi de domaine propre) ; donne-t-elle a priori une règle au sentiment de plaisir et de peine, en tant que moyen terme entre la faculté de connaître et la faculté de désirer (tout de même que l'entendement prescrit a priori des lois à la première, mais la raison à la seconde) : telles sont les questions dont s'occupe la présente critique de la faculté de juger".

  • Le Traité de l'Ame est l'un des ouvrages majeurs d'Aristote, et il est demeuré le fondement de toute psychologie, ancienne ou moderne. On y apprend ce qu'est la sensation, la perception et la contemplation, et tant d'autres choses. C'est aussi bien un ouvrage de physique : l'âme est l'empire du vivant au sein de la nature, elle est la forme du corps, quatre fois principe : de nutrition, de sensation, de locomotion, d'intellection. Un chef d'oeuvre, si le mot a un sens en philosophie, que la traduction de Jules Tricot rend dans une langue accessible.

  • « Tout art et toute investigation, et pareillement toute action et tout choix tendent vers quelque bien, à ce qu'il semble. Aussi a-t-on déclaré avec raison que le Bien est ce à quoi toutes choses tendent.
    Mais on observe, en fait, une certaine différence entre les fins : les unes consistent dans des activités, et les autres dans certaines oeuvres, distinctes des activités elles-mêmes. Et là où existent certaines fins distinctes des actions, dans ces cas-là, les oeuvres sont par nature supérieures aux activités qui les produisent. [.].
    Si donc il y a, de nos activités, quelque fin que nous souhaitons par elle-même, [.] il est clair que cette fin-là ne saurait être que le bien, le Souverain Bien. ».
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  • Philosophie féministe

    Collectif

    Qu'est-ce que le patriarcat? Quels sont les effets de la domination masculine sur la production du savoir? Comment lutter contre le sexisme et les inégalités de genre? À partir d'un projet à la fois descriptif - décrire ce qu'est l'oppression des femmes et comment elle fonctionne - et normatif - montrer que l'ordre patriarcal est injuste et proposer des conceptions non sexistes du monde -, la philosophie féministe propose une analyse critique du canon philosophique, offre de nouveaux objets à l'analyse philosophique et en renouvelle les questions centrales. Ce recueil propose un ensemble de textes jusqu'alors peu accessibles au lectorat français, réunis en quatre thèmes - le rapport entre féminisme et philosophie, les épistémologies féministes, l'analyse politique de l'oppression de genre, les controverses sur l'humanisme et l'universalisme - pour découvrir ou approfondir la connaissance de ce champ.

    Avec des textes de N. Bauer, Ch. Delphy, G. Fraisse, M. Frye, S. Harding, S. Haslanger, M. Le Doeuff, S. Moller Okin, U. Narayan, M. Wollstonecraft.

  • " c'est surtout en approfondissant la notion d'obstacle épistémologique qu'on donnera sa pleine valeur spirituelle à l'histoire de la pensée scientifique.
    Trop souvent, le souci d'objectivité qui amène l'historien des sciences à répertorier tous les textes ne va pas jusqu'à mesurer les variations psychologiques dans l'interprétation d'un même texte. a une même époque, sous un même mot, il y a des concepts si différents ! ce qui nous trompe, c'est que le même mot à la fois désigne et explique. la désignation est la même ; l'explication est différente.
    Par exemple, au téléphone correspondent des concepts qui diffèrent totalement pour l'abonné, pour la téléphoniste, pour l'ingénieur, pour le mathématicien préoccupé des équations différentielles du courant téléphonique. l'épistémologue doit donc s'efforcer de saisir les concepts scientifiques dans des synthèses psychologiques effectives, c'est-à-dire dans des synthèses psychologiques progressives, en établissant, à propos de chaque notion, une échelle de concepts, en montrant comment un concept en a produit un autre, s'est lié avec un autre.
    Alors il aura quelque chance de mesurer une efficacité épistémologique. aussitôt, la pensée scientifique apparaîtra comme une difficulté vaincue, comme un obstacle surmonté ".

  • S'il n'arrive pas, dit Socrate dans la République, que pouvoir politique et philosophie en viennent à coïncider, il n'y aura pas de terme aux maux des cités et à ceux du genre humain. Pourquoi alors se mettre à la recherche du politique plutôt qu'à celle du philosophe? Sans doute parce que, dans la République, une question restait en suspens : comment doit-il gouverner, ce philosophe? En fonction d'un savoir, mais qui soit politique et permette d'agir sur des réalités en devenir. Agir, ce n'est pas réagir, c'est avoir la maîtrise du temps et faire preuve d'une juste mesure qui n'est pas un juste milieu. Distinguée de l'art sophistique qui en a toujours usurpé le nom, la politique se trouve ainsi affranchie de la visée impérialiste de l'argent et du commerce, de la compétence administrative et de la théologie traditionnelle. Voilà qui donne à ce Dialogue une singulière actualité.
    Mais encore faut-il faire coexister des hommes qui ne sont pas naturellement faits pour vivre ensemble. La politique n'est pas seulement dépourvue de fondement naturel, elle n'a pas de fondement anthropologique : ce n'est donc pas un art à théoriser, c'est un art à inventer. L'Étranger d'Élée y réussit, sans pourtant nous dire ce qu'un politique doit être. Quant à Socrate, après le prologue, il écoute et se tait. Que veut nous faire entendre ce silence, sinon que quelque chose manque?

    Traduit sous la direction de Monique Dixsaut.

  • " rené descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu'il a pris le penser pour principe.
    On ne saurait se représenter dans toute son ampleur l'influence que cet homme a exercée sur son époque et sur les temps modernes. il est ainsi un héros qui a repris les choses entièrement par le commencement et a constitué à nouveau le sol de la philosophie, sur lequel elle est enfin retournée après que mille années se soient écoulées.

  • Le paysage s'entend en deux sens : en un sens réaliste, le paysage réel, portion d'espace physique que nous parcourons avec nos yeux mais aussi avec notre corps mobile et que nous expérimentons, éventuellement, avec d'autres sens que la vue; en un sens iconiste, le paysage représenté dans des images de tout type. Ces deux paysages induisent des types d'expérience esthétique distincts : d'un côté l'expérience contemplative de la perception d'un espace séparé du nôtre par un écart ontologique infranchissable, de l'autre l'expérience immersive ou intégrative de la perception d'un espace en continuité avec le nôtre, dans lequel nous nous situons, aussi bien physiquement et esthétiquement que politiquement.

  • La folie, le langage et la littérature ont longtemps occupé une place centrale dans la pensée de Michel Foucault. Quels sont le statut et la fonction du fou dans nos sociétés « occidentales », et en quoi se différencient-t-ils de ce qu'ils peuvent être dans d'autres sociétés? Mais également : quelle étrange parenté la folie entretient-elle avec le langage et la littérature, qu'il s'agisse du théâtre baroque, du théâtre d'Artaud ou de l'oeuvre de Roussel? Et, s'il s'agit de s'intéresser au langage dans sa matérialité, comment l'analyse littéraire s'est-elle elle-même transformée, en particulier sous l'influence croisée du structuralisme et de la linguistique, et dans quelle direction évolue-t-elle?
    Les conférences et les textes, pour la plupart inédits, réunis ici illustrent la manière dont, à partir des années 1960 et pendant plus d'une décennie, Foucault n'a eu de cesse de tisser, de reformuler et de reprendre ces questionnements. Éclairant d'un jour nouveau des thématiques que l'on croyait connaître, ils permettent également de percevoir l'étonnant regard de lecteur que Foucault portait par exemple sur La Recherche de l'Absolu de Balzac, ou sur La Tentation de saint Antoine et Bouvard et Pécuchet de Flaubert.

  • Avec des textes de : A. Arber, A. Cesalpino, E. Clarke, E. Coccia, Fatima Cvrcková, L. Errera, H. Lipavská, M. Marder, J. Offray de La Mettrie, S. Pouteau, Théophraste, A. Trewavas, V. árský.

    La chose est connue : parler des animaux, c'est parler des hommes. Mais parler des végétaux? N'est-ce parler que d'aménagement du territoire? Leur présence est vitale, nous ne le nions pas, mais faisons-nous autre chose que les réduire à notre usage? Et, pourtant, ce sont des êtres vivants : ils naissent, ils croissent, ils meurent, ils se reproduisent. Ils ont leur place dans l'évolution de la vie.
    Jusqu'aux temps modernes, des botanistes, des philosophes parlèrent de l'âme des plantes, c'est-à-dire du principe de vie qui les anime. Ils entreprirent aussi de les classer et d'en comprendre le fonctionnement. Aujourd'hui, l'exploitation industrielle domine nos rapports aux végétaux.. Mais les questions demeurent. Les questions métaphysiques : le végétal a-t-il une individualité? A-t-il une mémoire? Comment réagit-il à son milieu? Et les questions éthiques se sont ajoutées. Est-ce assez que de dire : « il faut respecter la nature »? A-t-on affaire à des individus qui ont des droits? Faut-il administrer leurs rapports? Jusqu'où a-t-on le droit de les transformer?
    Le présent volume réunit les textes anciens les plus significatifs et des textes fondateurs du récent développement de la philosophie du végétal.

  • Qu'est-ce qu'une pensée singulière? Nouv.

    Le patriotisme a désigné des choses très variées selon les lieux, les auteurs et les époques, à tel point qu'il est parfois délicat de comprendre ce que peut vouloir dire celui qui dit simplement « aimer sa patrie ». Car qu'est-ce qu'une « patrie » à proprement parler? Est-ce un territoire particulier? Est-ce une histoire? Un peuple? Est-ce un projet politique? Et d'où tire-t-elle sa valeur pour celui qui dit y être attaché? Comment se fait-il en effet que certains puissent être prêts à des sacrifices par amour pour elle, quand d'autres sont hermétiques à un tel attachement?
    Cet ouvrage propose une analyse de la notion de patriotisme qui part non seulement de son histoire ou de ses différents usages possibles, mais aussi des principaux enjeux qu'elle soulève et des critiques fondamentales qu'elle suscite. De fait, le patriotisme n'est pas n'importe quelle forme d'attachement politique (il se distingue du chauvinisme, du nationalisme, de l'esprit de clocher, etc.) et il pose à ce titre des questions spécifiques sur le plan politique comme sur le plan moral, auxquelles l'ouvrage entend se confronter.
    La partie « commentaire » du volume (qui propose une lecture analytique d'un passage de Platon et d'un extrait du philosophe contemporain David Miller) permet d'approfondir certaines pistes fondamentales et de mieux saisir la manière dont de nombreux concepts clés de la philosophie politique se trouvent mobilisés dès qu'il s'agit de mener une réflexion sur le sens et la valeur du patriotisme.

  • Les études réunies dans cet ouvrage datent des années 1945-50, à l'exception de la dernière.
    Depuis quarante ans l'auteur n'a pas ignoré les découvertes et les révolutions conceptuelles dans les sciences biologiques. une nouvelle connaissance de la vie a été esquissée en 1966 dans les etudes d'histoire et de philosophie des sciences, aussi bien que dans le normal et le pathologique (2e partie : nouvelles réflexions . ).
    Elle a été poursuivie, en 1977, par idéologie et rationalité dans l'histoire des sciences de la vie.

    L'auteur n'a donc pas répugné à reconnaître l'archaïsme de certaines de ses premières positions et propositions. mais il maintient que "nouvelle connaissance" n'entraîne pas, pour le philosophe, l'abandon du projet inspirateur de la connaissance de la vie : s'interroger sur l'étonnant opportunisme de la relation des vivants avec leur milieux, sur l'originalité de cette présence au monde qu'on nomme la vie, alors même que, selon un grand biologiste français, "on n'interroge plus la vie aujourd'hui dans les laboratoires".

  • " la nostalgie d'une philosophie vivante a conduit de nos jours à bien des renaissances.
    Nous demandons : la seule renaissance vraiment féconde ne consisterait-elle pas à ressusciter les méditations cartésiennes, non certes pour les adopter de toutes pièces, mais pour dévoiler tout d'abord la signification profonde d'un retour radical à l'ego cogito pur, et faire revivre ensuite les valeurs éternelles qui en jaillissent ? c'est du moins le chemin qui a conduit à la phénoménologie transcendantale.
    Ce chemin, nous l'allons parcourir ensemble. en philosophes qui cherchent un premier point de départ et n'en possèdent pas encore, nous allons essayer de méditer à la manière cartésienne ".

  • " quel autre génie que celui de descartes, père de toute notre métaphysique moderne, pouvait concevoir le fondement réel de toute la science humaine sur le fait primitif de conscience ou de l'existence du moi pensant, comme sur sa base unique, la seule vraie et solide ; quel autre pouvait reconnaître le caractère de l'évidence, ce criterium de toute certitude, dans un petit nombre d'idées premières, élémentaires et simples, données à l'âme humaine comme une lumière qui l'éclaire d'abord sur elle-même, avant de lui révéler les autres existences ? ".

  • " mon intention est de convaincre tous ceux qui jugent bon de s'occuper de métaphysique qu'il est absolument nécessaire qu'ils interrompent provisoirement leur travail, qu'ils considèrent tout ce qui s'est fait à ce jour comme non avenu et qu'avant tout ils commencent par soulever la question de savoir 'si décidément une chose telle que la métaphysique est seulement possible'.
    Si c'est une science, d'oú vient qu'elle ne peut s'accréditer de manière universelle et durable, comme les autres sciences ? si ce n'en est pas une, comment se fait-il qu'elle ne cesse de tout faire pour avoir l'air d'une science qu'elle nourrit l'intelligence humaine d'espérances aussi incessantes que toujours insatisfaites. donc, que ce soit pour démontrer qu'elle sait ou qu'elle ne sait pas, il faut une bonne fois établir quelque chose de certain, car il est impossible de demeurer plus longtemps sur le pied oú nous sommes actuellement avec elle ".

    (e. kant, prolégomènes à toute métaphysique future qui pourra se présenter comme science, p. 13-14).

  • Michel Foucault est un philosophe qui, loin de plancher sur d'autres philosophes, avance avec et contre eux - et contre pas moins qu'avec, au vu du caractère distinctement agonistique de sa pensée. Dans ce volume, il « dialogue » successivement avec douze philosophes et écrivains de tous les temps - des auteurs dont les oeuvres soutiennent et traversent la sienne, dans une perpétuelle tension. Chacune de ces encontres est mise en scène par un spécialiste de Foucault. Tout se joue autour du « et » : de Foucault et Platon à Foucault et Althusser ou Genet en passant par Machiavel, Hegel, Said et bien d'autres. Le « et », ici, rapproche et éloigne à la fois. Selon cette approche, l'oeuvre perd son caractère de forteresse pour devenir un noeud, dans un réseau : celui de la philosophie vivante qui se construit et se poursuitdans d'infinies circulations et interactions. Une toile d'araignée dont le centre provisoire serait ici une pensée nommée Mic hel Fo uca ult.Avec les contributions de S. Alexandre et O. Renaut, A. Brossat, A. Brunon-Ernst, Ph. Chevallier, C. Colliot-Thélène,F. Hulak, O. Irrera, D. Lorenzini, P. Macherey, A. Naze, F. Pierini et A. Sforzini.

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